AA/Istanbul/Serdar Dincel
Le ministre iranien des Affaires étrangères a affirmé dimanche que le détroit d’Ormuz restait ouvert, tout en soulignant que les navires hésitent à y transiter en raison de l’offensive américano-israélienne contre Téhéran.
« Le détroit d’Ormuz n’est pas fermé. Les navires hésitent parce que les assureurs redoutent la guerre que vous avez choisie pas l’Iran », a déclaré Abbas Araghchi sur le réseau social américain X.
« Aucun assureur et aucun Iranien ne cédera à de nouvelles menaces. Essayez le respect », a-t-il ajouté. « La liberté de navigation ne peut exister sans la liberté du commerce. Respectez-les toutes deux ou attendez-vous à ne bénéficier d’aucune. »
Depuis début mars, l’Iran a toutefois fermé de facto le détroit d’Ormuz à la plupart des navires.
Cette voie stratégique du transit pétrolier transporte habituellement environ 20 millions de barils par jour et près de 20 % du commerce mondial de gaz naturel liquéfié.
Cette situation a entraîné une hausse des coûts d’expédition et d’assurance, une augmentation des prix du pétrole et des inquiétudes économiques à l’échelle mondiale.
Samedi, le président américain Donald Trump a menacé de « réduire en cendres » les centrales électriques iraniennes, en commençant par la plus importante, si Téhéran n’ouvrait pas ce passage stratégique dans un délai de 48 heures.
Les tensions dans la région se sont intensifiées depuis le 28 février, date du début des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran.
Téhéran a riposté par des attaques répétées de drones et de missiles visant Israël et des pays du Golfe abritant des installations militaires américaines.
*Traduit de l'anglais par Sanaa Amir