Jérusalem : la police israélienne empêche la messe du dimanche des Rameaux au Saint-Sépulcre

- Les réactions se multiplient depuis lors. Alors que l'ambassadeur d'Israël en Italie a été convoqué par le ministre des Affaires étrangères, Macron estime que "le libre exercice du culte à Jérusalem doit être garanti pour toutes les religions"

AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore

La police israélienne a empêché dimanche le patriarche latin de Jérusalem et le responsable de l’église du Saint-Sépulcre de célébrer la messe du dimanche des Rameaux, marquant le début de la Semaine sainte dans la tradition catholique, a indiqué le patriarcat latin.

Dans un communiqué conjoint avec la custodie de Terre Sainte, le patriarcat a précisé que les deux religieux ont été arrêtés en chemin alors qu’ils se déplaçaient à titre privé et ont été contraints de rebrousser chemin.

« Pour la première fois depuis des siècles, les chefs de l’Église ont été empêchés de célébrer la messe du dimanche des Rameaux à l’église du Saint-Sépulcre », ajoute le communiqué.

Les autorités israéliennes ont fermé l’ensemble des lieux saints de la vieille ville de Jérusalem-Est, invoquant des raisons de sécurité.

Les réactions n'ont pas tardé à tomber. Avoir empêché le Patriarche latin de Jérusalem d'accéder à l'église du Saint-Sépulcre pour célébrer la messe du dimanche des Rameaux est "une offense aux croyants", condamne la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni dans un communiqué. L'ambassadeur d'Israël en Italie a été convoqué par le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani, ajoute celui-ci sur la plateforme sociale X.

Le chef de l'Etat français Emmanuel Macron a également dénoncé cette décision. "Je condamne cette décision de la police israélienne, qui s’ajoute à la multiplication préoccupante des violations du statut des Lieux Saints de Jérusalem", a déclaré Emmanuel Macron, dans un message publié sur X.

"Le libre exercice du culte à Jérusalem doit être garanti pour toutes les religions", a poursuivi le locataire de l'Élysée.

Manuel Bompard avait critiqué également, avant Macron, la décision des autorités israéliennes. "Honte à la police israélienne. Où sont passés les défenseurs des chrétiens d’Orient ?", avait éagit sur la même plateforme Manuel Bompard, le coordinateur de LFI.