Mona Saanouni
23 Mai 2018•Mise à jour: 23 Mai 2018
AA/Téhéran
Le chef d'état-major iranien, le général Mohammad Bagheri, a déclaré, mercredi, que son pays ne demandera la permission d'aucun Etat pour développer ses capacités de défense.
C'est ce qui ressort de sa réponse aux demandes américaines de Téhéran de limiter son influence dans la région.
L'agence iranienne (IRNA, Officiel) a rapporté citant Bagheri que "les forces iraniennes sont maintenant mieux préparées que jamais, et n'attendront la permission ni l'approbation d'aucune puissance pour développer leurs capacités de défense".
Cette déclaration intervient un jour après les sanctions imposées par Washington contre 5 iraniens, soutenant qu’ils sont liés aux activités des Gardiens de la Révolution.
Les sanctions concernent les iraniens Mehdi Azarpisheh, Mohammad Jafari, Mahmud Kazemabad, Javad Shir Amin, et Sayyed Mohammad Tehrani, selon le site du Trésor américain.
Ces sanctions interviennent après que les Etats-Unis aient annoncé lundi une nouvelle stratégie pour gérer les activités de l'Iran dans la région.
L'Administration de Trump avait menacé Téhéran d'imposer "les sanctions les plus sévères de l'histoire" s'il elle ne respecte pas ses conditions pour parvenir à un "Nouvel Accord" après le retrait américain.
Le retrait de cet accord faisait partie des promesses faites par Trump lors de sa campagne pour la Présidentielle américaine de 2016.
L'une des principales critiques formulées par l'administration Trump, est qu'une clause de l'accord dispose l'abandon progressif de certaines restrictions techniques sur les activités nucléaires à compter de 2025, outre le fait que l'accord ne traite pas de l'influence iranienne au Moyen-Orient, ni de ses armes balistiques.