Mariem Njeh
22 Juillet 2026•Mise à jour: 22 Juillet 2026
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé des Affaires juridiques et internationales, Kazem Gharibabadi, a estimé nécessaire que les gouvernements européens soient conscients que la mise à disposition de bases et de territoires à l'agresseur les placerait "au rang des agresseurs", dans une déclaration sur le réseau social américain X.
Une mise en garde adressée aux gouvernements européens
Le responsable iranien a formulé cette mise en garde à l'issue d'une réunion avec 25 ambassadeurs et chargés d'affaires européens, au cours de laquelle il aurait détaillé les positions de la République islamique d'Iran concernant les questions actuelles et ce qu'il a qualifié d'"actes criminels des États-Unis".
L'attente envers l'Europe serait, selon lui, qu'elle soit "le moteur de la diplomatie", et non "la suiveuse de la force d'agression". Il aurait par ailleurs affirmé qu'il est attendu de l'Europe qu'elle préserve la Charte des Nations unies ainsi que le droit international, et qu'elle condamne l'agression.
Gharibabadi aurait salué à cet égard les positions de "principe" adoptées par un "petit nombre" d'Européens, citant l'Espagne.
Contexte
Les tensions régionales au Moyen-Orient se sont intensifiées depuis le lancement, en février, d’une offensive conjointe des États-Unis et d’Israël contre l’Iran. Téhéran a riposté par des frappes de drones et de missiles visant des pays du Golfe accueillant des installations américaines.
Les États-Unis et l’Iran ont signé le mois dernier, sous médiation pakistanaise, un protocole d’accord visant à mettre fin à leur conflit et à parvenir à un accord de paix durable. Les tensions se sont toutefois ravivées autour du détroit d’Ormuz, les deux parties échangeant des attaques.