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Irak: la présidence et la justice mettent en garde contre toute menace contre la sécurité sociétale

- Sur fond d'opposition des forces et factions chiites aux résultats des élections législatives

1 23   | 15.10.2021
Irak: la présidence et la justice mettent en garde contre toute menace contre la sécurité sociétale

Iraq

AA / Bagdad

La présidence irakienne et le Conseil supérieur de la magistrature du pays ont mis en garde, ce vendredi, contre toute escalade affectant la paix et la sécurité sociétale, sur fond d'objection des factions chiites aux résultats des élections législatives.

C’est ce qui ressort d’un communiqué commun du président Barham Salih et du président du Conseil judiciaire suprême, Faiq Zeidan, après l'escalade de la tension et des craintes de la perpétuation d’actes violence dans ce contexte d'opposition des forces et factions chiites influentes aux résultats préliminaires des élections.

Le communiqué a appelé toutes les parties du pays à adopter une “position nationale responsable, qui tienne compte de l'intérêt suprême du pays, de s’en tenir au calme, de faire prévaloir le discours de la raison, et d’éviter toute escalade qui pourrait affecter la paix et la sécurité sociétale".

Le même communiqué a déclaré que “les élections sont un droit national et une voie démocratique pacifique pour faire prévaloir les citoyens et leurs choix, ainsi que la nécessité d'obtenir la confiance des Irakiens dans le processus électoral, afin qu'il exprime leur véritable volonté.

Il a souligné que les objections à la conduite du processus électoral et à ses résultats seront "acceptables dans le contexte juridique, et que leur traitement se fera conformément à la Constitution et à la loi qui seront les seuls outils pour trancher la question".

Le communiqué a affirmé : "le soutien Salih et Zaidan à la Commission électorale et l'autorité judiciaire compétente pour assurer le suivi de ce dossier, et prendre toute la prudence et le sérieux nécessaires pour examiner les plaintes et les recours contre le processus électoral, avec grand professionnalisme, responsabilité et impartialité totale".

Et de souligner "la nécessité de déployer des efforts concertés pour répondre aux exigences nationales en formant un Parlement qui réponde aux aspirations du peuple à la réforme et au développement, et œuvre pour former un gouvernement efficace qui protège les intérêts supérieurs du pays".

Le "cadre de coordination", qui constitue les bras politiques de factions armées influentes et entre autres forces chiites, avait averti mercredi, dans un communiqué que le fait d’admettre les résultats annoncés "menacerait la paix civile".

Cet avertissement a fait craindre la possibilité d'une guerre civile dans le pays.

Sur la base des noms des vainqueurs, l'agence de presse officielle en Irak a déclaré que le "bloc Sadr" était en tête des suffrages avec 73 sièges sur les 329 que compte le Parlement irakien, tandis que le bloc "Progrès", dirigé par le président du Parlement dissous Muhammad al-Halbousi (sunnite), en a remporté 38 sièges, quant au bloc “État de droit“, dirigé par l'ancien Premier ministre Nouri al-Maliki (2006-2014), il s’est classé en troisième position, avec 37 sièges.

Les élections ont eu lieu dimanche, un an plus tôt que prévu, à la suite des larges manifestations populaires en Irak, qui ont débuté début octobre 2019 et qui ont duré plus d'un an, renversant le gouvernement précédent, dirigé par Adel Abdel-Mehdi, vers la fin de l’année 2019.

* Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.

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