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Irak - La commission des droits de l’homme irakienne : 120 manifestants arrêtés à Dhi Qar

Ils ont bloqué la route reliant les districts ‘Nasr’ et ‘Al-Chatra’

Mourad Belhaj   | 02.11.2019
Irak - La commission des droits de l’homme irakienne : 120 manifestants arrêtés à Dhi Qar

Iraq

AA – Irak – Ali Mohammad

La haute commission des droits de l’homme en Irak a annoncé, samedi, l’arrestation de cent-vingt manifestants à la suite d'affrontements avec les forces de l’ordre à Dhi Qar, dans le sud du pays.

Fadel al-Gharawi, membre de la commission, a déclaré dans un communiqué que «les manifestants ont brûlé des pneus et bloqué la route reliant les districts ‘Nasr’ et ‘Al-Chatra’, dans la province de Dhi Qar».

«Les forces de l’ordre ont arrêté 120 manifestants sur fond de protestations» a-t-il ajouté.

Il est à rappeler qu’un couvre-feu a été imposé, jeudi, par les forces de l’ordre dans le district d'Al-Chatra, suite à la tentative de prise d'assaut du domicile du secrétaire général du conseil des ministres, Hamdi al-Ghazi.

En effet, depuis le 25 octobre l’Irak traverse une vague de manifestations antigouvernementales, la deuxième du genre en l’espace de deux semaines.

Des actes de violence ont émaillé les manifestations. Le bilan fait état d’au moins 250 morts et de milliers de blessés, lors d’affrontements opposants les manifestants aux forces de l’ordre et aux groupes chiites armés proches de l’Iran.

Au départ, les manifestants réclamaient l’amélioration des services publics, la création d’opportunités de travail et la lutte contre la corruption. Après le recours à la violence excessive par l’armée et les sécuritaires, le seuil des revendications s’est élevé. Malgré les promesses de punir les auteurs des actes de violences, les manifestants tiennent à la chute du gouvernement.

Alors que le gouvernement d'Adel Abdel-Mehdi a adopté plusieurs programmes de réforme, dans plusieurs secteurs, depuis le début des manifestations, les manifestants demeurent insatisfaits et insistent pour le faire chuter.

Le pays connait, désormais, un mécontentement contre la gestion des manifestations par le gouvernement. Certains observateurs estiment que cette nouvelle vague de protestations constitue une pression supplémentaire sur le gouvernement Abdel-Mehdi et pourrait conduire à sa chute.

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