François Asselineau dénonce une volonté d’Israël de « pousser l’opinion publique à approuver l’agression » en Iran

- « On "apprendra" bientôt qu’il n’y a jamais eu "30 000 morts"», écrit-il, suite à un article du New York Times selon lequel « le Mossad semble avoir fomenté des manifestations anti‑régime en Iran »; position qu'il a toujours défendue

AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore

L'homme politique français et président de l'Union Populaire Républicaine (UPR), François Asselineau, a dénoncé une volonté d’Israël de « pousser l’opinion publique à approuver l’agression » en cours en Iran.

Alors que le conflit au Moyen-Orient entre dans son vingt-septième jour consécutif, François Asselineau a commenté une révélation du quotidien américain The New York Times sur le rôle des services de renseignement israéliens, le Mossad, dans les émeutes qui ont secoué l’Iran au début du mois de janvier. Sur la plateforme sociale X, il a écrit : « LE NEW-YORK TIMES "RÉVÈLE" ce que les "complotistes" (dont moi) ont analysé dès le départ : les émeutes de janvier en Iran ont été fomentées par le Mossad ».

« On "apprendra" bientôt qu’il n’y a jamais eu "30 000 morts" », a-t-il poursuivi, évoquant le bilan humain des répressions des manifestations par le régime iranien, souvent relayé dans la presse internationale.

« Le but était de pousser l’opinion publique à approuver l’agression », a estimé François Asselineau.

Cette déclaration fait suite à un article du New York Times publié mercredi, selon lequel, « Le Mossad semble avoir fomenté des manifestations anti‑régime en Iran, entraînant des milliers de morts parmi les civils, afin de donner l’illusion que le régime iranien était sur le point d’être renversé, une manœuvre visant à pousser Donald Trump à attaquer l’Iran ».

Quelques mois après sa démission, l’ancien directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme, Joe Kent, avait affirmé que l’Iran ne constituait pas une menace immédiate pour les États-Unis et accusé son pays d’avoir lancé ces frappes sous la pression d’Israël et de groupes d’influence américains.

Le 17 mars, sur les réseaux sociaux, il avait également déclaré ne pas pouvoir « soutenir en conscience » la guerre en cours contre l’Iran, précisant que de nombreux hauts responsables n’avaient pas été autorisés à exprimer leurs inquiétudes au président américain Donald Trump.

Ces différentes réactions interrogent sur l’influence exercée par le Premier ministre israélien sur Donald Trump, notamment dans le dossier iranien, que plusieurs observateurs estiment avoir été une cible d’attaque envisagée par Benjamin Netanyahu depuis près de 30 ans.