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France : ouverture d’une enquête après la mort des deux militaires au Burkina

Les enquêteurs cherchent à savoir comment les deux Français ont pu se trouver dans une zone dangereuse en dépit des alertes émises par le Quai d’Orsay et qui définissent la zone comme « formellement déconseillée ».

Lassaad Ben Ahmed   | 15.05.2019
France : ouverture d’une enquête après la mort des deux militaires au Burkina

France
AA / France / Fawzia Azzouz

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour déterminer les circonstances qui ont conduit à la mort de deux militaires vendredi dernier lors d’une opération de libération d’otages au Burkina-Faso, ont rapporté mercredi des médias français.

Alain Bertoncello et Cédric de Pierrepont, soldats de l’opération Barkhane, ont perdu la vie lors d’une opération spéciale diligentée par le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, pour libérer deux otages français enlevés le 1er mai au nord du Bénin, puis transférés dans un camp appartenant à un groupe armé au Burkina Faso, voisin.

L’enquête devra déterminer avec précision les raisons pour lesquelles les deux otages français Patrick Picque et Laurent Lassimouillas ont été kidnappés le 1er mai, alors qu’ils se trouvaient au nord du Benin, dans le parc du Pendjari.

Les enquêteurs de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI) et de la Sous-Direction Antiterroriste (SDAT) cherchent à savoir comment les deux Français ont pu s’y trouver en dépit des alertes émises par le Quai d’Orsay et qui définissent la zone comme « formellement déconseillée », souligne le journal Marianne.

Après l’assaut, les forces françaises, initialement venues pour libérer les deux otages français, se sont rendues compte de la présence d’une otage sud-coréenne et d’une otage américaine.

Si la première a été rapatriée en France en même temps que les deux Français, l’otage américaine a été immédiatement exfiltrée vers son pays, sans qu’aucune information ne soit rendue publique sur son identité, laissant place à toutes les spéculations possibles sur les raisons de sa présence sur place et une éventuelle appartenance à un service de renseignement ou d’espionnage.

Mardi, le chef de l’Etat français Emmanuel Macron a présidé une cérémonie d’hommage national aux deux soldats tués durant l’opération.

Ils ont été faits Chevaliers de la légion d’honneur à titre posthume dans la célèbre cour des Invalides à Paris.

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