Bilal Müftüoğlu
14 Décembre 2015•Mise à jour: 15 Décembre 2015
AA - Paris - Bilal Muftuoglu
Le Front national (FN), qui n'a pu remporter aucune région au second tour des élections régionales du 13 décembre, a toutefois battu son record de voix, obtenant près 6,8 millions de voix.
Le parti de Marine Le Pen a eu dimanche dernier un score de 27,10% recueillant 6 820 147 de voix, selon les résultats complets rendus publics par le ministère de l'Intérieur. Ce nombre de voix dépasse ainsi l'ancien record du parti avec près de 6,42 millions de voix, datant des élections présidentielles de 2012.
Le parti d'extrême-droite a également pu améliorer son score du premier tour (6,01 millions de voix) sans que cela soit suffisant pour le parti de remporter une région. Il était pourtant devenu le premier parti de France au premier tour des élections, le 6 décembre, arrivant en tête dans 6 régions sur 13.
Le FN s'est heurté au "barrage" républicain dès lors que le Parti socialiste (PS) a décidé de retirer ses listes dans trois régions où il est arrivé troisième, pour soutenir le candidat des Républicains (LR).
Le taux de participation, en nette hausse au second tour des élections (58,41% contre 49,91%), n'a pas été particulièrement bénéfique pour le FN qui a perdu 0,63% des voix en pourcentage (27,10% contre 27,73%). En revanche, la droite a considérablement augmenté son nombre voix, avec un score passant de 26,65% à 40,24%. La gauche aussi a pu totaliser un plus grand nombre de voix, obtenant un score de 28,86% contre 23,12% au premier tour.
Le FN a ainsi perdu en Nord-Pas-de-Calais où Le Pen elle-même était tête de liste face au candidat des Républicains, Xavier Bertnard, suite au désistement du PS au second tour. Totalisant un peu plus de 40% des voix au premier tour, Le Pen a remporté 42,23% des voix contre Bertnard qui en a obtenu 57,77%.
En Provence-Alpes-Côte d'Azur où Marion Maréchal-Le Pen, nièce de Le Pen, se présentait seule contre Christian Estrosi (LR), président sortant de la région, n'a pas pu maintenir sa position au second tour. Arrivée en tête le 6 décembre avec 40,55% des voix, Maréchal-Le Pen a eu 45,22% des suffrages exprimés face à Estrosi qui a pu garder la présidence de la région avec un score de 54,78%.
Outre les régions où le FN espérait arriver en tête, la course à la présidence a été très serrée en Ile-de-France, Normandie et Bourgogne-Franche-Comté. Après 17 ans de gouvernance socialiste, la région parisienne a basculé à droite avec Valérie Pécresse (LR) qui a obtenu 43,80% des voix contre Claude Bartolone, ancien président de l'Assemblée nationale (PS), qui s'est contenté de 42,18% des voix.
Les Républicains ont remporté la Normandie avec seulement un écart de près de 5 000 voix alors qu'en Bourgogne-Franche-Comté c'est la candidate de la gauche, Marie-Guite Dufay qui est arrivée en tête, obtenant près de 20 000 voix supplémentaires que le candidat du LR.