AA / Istanbul / Wafae El Baghouani
Le ministère français de l’Éducation nationale a annoncé, mardi, avoir été victime d’un incident de sécurité ayant affecté les données personnelles de certains de ses agents, stagiaires ou titulaires.
Dans un communiqué publié le 24 mars, le ministère indique avoir été informé, jeudi 19 mars en fin de journée, d’une diffusion non autorisée de données issues du système d’information COMPAS, dédié à la gestion des stagiaires des premier et second degrés.
Selon les premières investigations, l’accès frauduleux aurait été réalisé le 15 mars 2026 à la suite de l’usurpation d’un compte externe.
Le Centre opérationnel de sécurité des systèmes d’information du ministère (COSSIM) a été alerté et les équipes techniques ont été immédiatement mobilisées pour analyser la situation et mettre en place les mesures de sécurisation nécessaires.
Le ministère précise qu’un volume de données concernant environ 243.000 agents a été exfiltré. Les informations compromises portent sur des éléments d’identité, des coordonnées, notamment les adresses et numéros de téléphone, ainsi que sur des périodes d’absence, sans qu’aucune donnée de santé ne soit concernée.
L’identité et les numéros de téléphone professionnels des tuteurs figurent également parmi les données concernées, selon la même source.
Une cellule de crise a été activée dès la détection de l’incident. L’accès externe au système concerné a été suspendu, tandis que des vérifications sont en cours sur l’ensemble des systèmes d’information du ministère afin de prévenir tout risque de propagation.
Le ministère a indiqué que les agents concernés seraient informés dans les meilleurs délais.
Les autorités ont saisi l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) ainsi que la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), tandis qu’un dépôt de plainte est en cours.
Le ministère de l’Éducation nationale a appelé l’ensemble de ses agents à faire preuve d’une vigilance accrue face aux risques de tentatives de fraude, notamment par hameçonnage ou usurpation d’identité.