Monde

France / Exilés violentés : ouverture de deux enquêtes contre des policiers de la BAC93

- Après avoir été filmés se livrant à des violences, lundi soir, au moment où ils intervenaient dans le cadre de l’évacuation de demandeurs d'asile installés sur la place de la République à Paris

Lassaad Ben Ahmed   | 25.11.2020
France / Exilés violentés : ouverture de deux enquêtes contre des policiers de la BAC93

France

AA / Nice / Feïza Ben Mohamed

Deux fonctionnaires de police de la BAC93 (Brigade Anti Criminalité du département de Seine-Saint-Denis), sont dans le collimateur de la police des polices après avoir été filmés se livrant à des violences, lundi soir, au moment où ils intervenaient dans le cadre de l’évacuation de demandeurs d'asile installés sur la place de la République à Paris.

Le premier est un commissaire divisionnaire. Il est soupçonné d’être l’auteur d’un croche-pied envers l’un des demandeurs d’asile chassé des lieux.

Sur une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, on voit ce dernier courir, au moment où le fonctionnaire lui assène un croche-pied complètement gratuit, provoquant sa chute au sol.

Le deuxième policier mis en cause est accusé d’être à l’origine des violences à l’encontre du journaliste de "Brut", Rémy Buisine.

Là aussi, les faits ont été entièrement filmés et montrent le journaliste au sol, violenté alors même qu’il faisait état de sa qualité de salarié de la presse.

[https://twitter.com/nicomay/status/1330991518765735937?s=21]

Ce dernier policier semble, par ailleurs, être à l’origine d’autres violences. On peut notamment le reconnaître dans d’autres vidéos captées par des journalistes présents, assénant des coups de matraque sans que l’on ne puisse confirmer si les victimes dont de simples militants ou des journalistes.

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a reconnu, mercredi matin, à l’antenne de France 2, des « faits inacceptables » et affirme attendre les conclusions de l’Inspection Générale de la Police Nationale d’ici jeudi.

L’ONG « médecins sans frontières » annonce elle aussi, déposer plainte contre la police française, dans un communiqué.

L’association poursuit le « Préfet de Police de Paris, Didier Lallement, pour violences volontaires et atteinte aux biens des associations et des exilés ».

Pour rappel, six jours après l’évacuation de leur campement à Saint-Denis (banlieue parisienne), les nombreux demandeurs d’asile et migrants qui n’ont pas été pris en charge par les autorités, ont installé leurs tentes sur la célèbre place de la République pour alerter sur leurs conditions.

Les exilés, ont dû fuir, poussés par des jets de gaz lacrymogène et des coups de matraque, livrés à eux-mêmes, en errance dans les rues de la capitale.

Après une longue marche, ils se sont arrêtés du côté d’Aubervilliers (banlieue parisienne).

Seulement une partie des dépêches, que l'Agence Anadolu diffuse à ses abonnés via le Système de Diffusion interne (HAS), est diffusée sur le site de l'AA, de manière résumée. Contactez-nous s'il vous plaît pour vous abonner.
A Lire Aussi
Bu haberi paylaşın