Erdogan affirme que la Türkiye agit avec prudence face au conflit régional et rejette les “pièges”

- Recep Tayyip Erdogan souligne la détermination d'Ankara à rester à l'écart du « cercle de feu » et appelle à une position internationale ferme pour préserver la voie diplomatique

AA / Istanbul / Asiye Latife Yilmaz

La Türkiye gère avec prudence et circonspection le conflit actuel au Moyen-Orient, tout en préservant les liens de fraternité et de bon voisinage, a déclaré mardi le président Recep Tayyip Erdogan.

« Nous ne tombons pas dans les pièges qui nous sont tendus », a affirmé Erdogan dans un discours prononcé à l’issue d’une réunion du Cabinet à Ankara, soulignant que la Türkiye est « déterminée à rester à l’écart du cercle de feu ».

« Les 25 derniers jours ont montré que, même s’il s’agit de la guerre d’Israël, c’est le monde entier qui en paie le prix ; c’est la guerre de survie de (Benjamin) Netanyahu, mais ce sont 8 milliards d’êtres humains qui en supportent le coût », a-t-il déclaré.

« Le réseau de massacres dirigé par Netanyahu doit être stoppé immédiatement », a poursuivi Erdogan, au nom de la paix régionale et de l’humanité, en soulignant que chaque pays doit adopter une attitude courageuse et proactive.

« L’attitude intransigeante, maximaliste et radicale d’Israël ne doit pas être autorisée à saboter les voies d’une solution diplomatique », a-t-il ajouté.

- Développements régionaux

Les États-Unis et Israël mènent depuis le 28 février une offensive aérienne contre l’Iran, ayant fait jusqu’à présent plus de 1 340 morts, dont l’ancien guide suprême Ali Khamenei.

Téhéran a riposté par des frappes de drones et de missiles visant Israël, ainsi que la Jordanie, l’Irak et des pays du Golfe abritant des installations militaires américaines, causant des pertes humaines, des dégâts aux infrastructures et des perturbations sur les marchés mondiaux ainsi que dans le trafic aérien.

Lundi, le président américain Donald Trump a annoncé une suspension de cinq jours de toutes les frappes contre les centrales électriques et les infrastructures énergétiques iraniennes, évoquant des discussions qu’il a qualifiées de « très bonnes et productives » avec Téhéran au cours du week-end.

Les responsables iraniens ont rejeté les affirmations faisant état de pourparlers, les qualifiant de « fake news », tandis que le ministère iranien des Affaires étrangères a reconnu avoir reçu des messages de « pays amis » indiquant, selon lui, des demandes américaines en faveur de discussions.


*Traduit de l'anglais par Wafae El Baghouani