Nour Mahd Ali Abu Aisha
30 Mars 2018•Mise à jour: 31 Mars 2018
AA/Gaza/Nour Abu Aisha
Des milliers de Palestiniens ont commencé, vendredi, à se diriger vers la barrière de séparation entre la Bande de Gaza et Israël, en réponse à l’appel des factions palestiniennes à rejoindre la Marche du Grand retour, qui coïncide avec le 42 ème anniversaire de la Journée de la terre, a rapporté la correspondante d'Anadolu
Les factions palestiniennes ont insité sur la caractère "populaire et pacifique" de la Marche.
Selon les correspondants d’Anadolu, ces milliers de Palestiniens sont partis en direction de différentes positions de rassemblements dans le nord, le centre et le sud de la Bande de Gaza, là où des tentes ont été installées pour les sit-in, à près de 700 mètres de la barrière de séparation.
Appelées "Tentes du Retour" par les activistes palestiniens, ces rassemblements seront "les points de départ pour le retour aux terres, que leurs aïeux ont été contraints de quitter en 1948".
Les participants à la Marche ont collé des pancartes sur leurs tentes, indiquant les noms de leurs villages, quittés en 1948.
Des bus ont été mis à la disposition des citoyens pour les transporter vers les frontières Est de la Bande de Gaza, gratuitement.
Le comité national supérieur de la Marche du Grand retour (relevant des factions palestiniennes) avait commencé les préparatifs de ces manifestations, depuis près d’une semaine.
La Marche du Grand retour de ce vendredi, vise à rompre le blocus israélien imposé à la Bande de Gaza depuis plus de 10 ans. L’événement coïncide, d’autre part, avec la Journée de la Terre, qui commémore la confiscation, en 1976, par Israël de 25 mille dounams (un dounam = 1000 mètres carrés) de terre en Galilée. Le bilan de cette journée-là s’était alors établi à six martyrs palestiniens, une centaine de blessés et des centaines d’arrestations.
Vendredi à l'aube, le ministère palestinien de la Santé a annoncé la mort d’Omar Sammour (27 ans) et la blessure d'un autre Palestinien par l'armée israélienne qui a ciblé un groupe d’agriculteurs dans le village d’al-Qarara, dans le sud de la Bande de Gaza.
Des témoins ont indiqué à la correspondante d’Anadolu que l'agriculteur est tombé en martyr dans un bombardement israélien à l'artillerie sur le sud de la Bande de Gaza, alors qu'il se trouvait dans son champ à proximité de la clôture de sécurité dressée le long de la frontière de la Bande de Gaza.Trois Palestiniens ont été blessés vendredi par les tirs de l'armée israélienne à la frontière est de la Bande de Gaza.
Ashraf Al-Qodra, porte-parole du ministère palestinien de la Santé à Gaza, a, plus tard dans la journée, rapporté que trois citoyens ont été légèrement blessés, par les tirs des soldats israéliens, dans différentes régions à la frontière orientale de la Bande de Gaza. »
De son côté, le ministère palestinien de la Santé avait annoncé dans un bref communiqué dont Anadolu a eu copie, "un état d'alerte dans tous les hôpitaux, centres de santé et points médicaux à travers la Bande de Gaza, en prélude à la tenue de la Marche du Grand retour".
Le quotidien israélien "Haaretz" a rapporté dans son numéro du 29 mars que "l’institution de sécurité estimait que l’armée israélienne serait en mesure d’empêcher les Palestiniens de franchir la barrière de sécurité, et que l'usage aux munitions réelles était envisagé".
S'adressant aux Gazaouis, en langue arabe, le ministre israélien de la Défense, Avigdor Liberman, les a prévenus : " la Direction de Hamas met en péril votre vie, quiconque s’approche de la barrière expose sa vie au danger, je vous conseille de poursuivre votre vie normale et de ne pas participer à la provocation".
C'est la première fois que Liberman poste un mesaage en langue arabe sur Twitter.
Dans une première également, le journal israélien "Yediot Aharanot" a publié un article, en langues arabe et en hébreu, sur la Marche du Grand Retour, intitulé "C’est Hamas qui est coupable et non pas Israël ".