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Crise politique en Tunisie: Ottawa appelle « les parties au dialogue »

-Le ministère canadien des Affaires étrangères dit « suivre l'évolution de la situation de près » en Tunisie.

Majdi Ismail   | 27.07.2021
Crise politique en Tunisie: Ottawa appelle « les parties au dialogue »

Canada

AA / Montréal / Hatem Kattou

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Le Canada a appelé, lundi, les différents protagonistes en Tunisie au dialogue, sur fond de développements précipités survenus depuis dimanche soir.

Dans un communiqué adressé aux médias locaux, le ministère canadien des Affaires étrangères a « appelé les parties au dialogue », soulignant suivre « l'évolution de la situation de près ».

La diplomatie canadienne dit également « soutenir le peuple tunisien dans sa transition démocratique ».

Sur un autre plan, le département canadien des Affaires étrangères a mis à jour ses conseils aux voyageurs pour la Tunisie « en raison de la situation politique », dans ce pays du Maghreb.

Dans un tweet posté sur son compte officiel, le ministère souligne que « le 25 juillet 2021, le Président tunisien a démis le gouvernement de ses fonctions et suspendu les travaux du Parlement ».

« Des manifestations en faveur ou contre cette décision pourraient avoir lieu et pourraient donner lieu à des actes de violence et à des affrontements entre manifestants et forces de sécurité », poursuit le tweet.

Le texte appelle les ressortissants canadiens, qui se trouvent en Tunisie, à « éviter tous les endroits où se tiennent des manifestations et de grands rassemblements et à consulter régulièrement les médias locaux pour se tenir au courant de la situation, ainsi qu’à suivre les directives des autorités locales ».

Le Président tunisien, Kaïs Saïed, avait annoncé, durant la soirée du dimanche, au cours d’une réunion d’urgence avec de hauts responsables militaires et sécuritaires le limogeage du Chef du gouvernement Hichem Mechichi et le gel des pouvoirs du Parlement. Il a également annoncé qu'il assumera le pouvoir exécutif, avec l'aide d'un Chef du gouvernement qu'il nommerait prochainement.

Les décisions de Saïed surviennent à la suite des manifestations populaires qui ont eu lieu dans plusieurs gouvernorats du pays, exigeant la démission du gouvernement, dans un contexte de difficultés économiques et sanitaires et d'une crise politique qui dure depuis des mois dans le pays.

Jusqu’à lundi après-midi, la majorité des blocs parlementaires de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) s’est opposée à ces décisions, considérées par le mouvement « Ennahdha » (53/217 députés) comme un « coup d’Etat ».

De même, le bloc de « Qalb Tounes » (29 sièges) a qualifié ce qui s’est passé de « violations flagrante de la Constitution » et le bloc du « Courant démocrate » (22 députés) a rejeté les conséquences de ces mesures alors que le bloc de la « Coalition Al Karama » a qualifie ces mesures de « nulles et non-avenantes ».

Le seul bloc qui a appuyé les décisions présidentielles est celui du « Mouvement Echaab » (15 députés).

Le Parlement, présidé par Rached Ghannouchi, chef du mouvement Ennahdha, a fermement condamné, dans un communiqué ultérieur, les décisions de Saïed exprimant son rejet desdites mesures.





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