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Canada/Homme noir tué par la police à Repentigny : colère et consternation

- Appuyée par plusieurs organismes, la famille de la victime, Jean René Junior Olivier, réclame une enquête sur les services de police de Repentigny, ville située au nord de Montréal

Ekip   | 03.08.2021
Canada/Homme noir tué par la police à Repentigny : colère et consternation

Canada


AA / Montréal / Hatem Kattou

Au lendemain de la mort d’un homme noir, tué par la police dans la ville canadienne de Repentigny, la famille de la victime, Jean Junior René Junior, a demandé, lundi, l’ouverture d’une enquête et la mise sous tutelle du service de police de la ville, située au nord de la métropole de Montréal, ont rapporté les médias locaux.

Marie-Mirielle Bence, mère de l’individu abattu, dimanche, a souligné que c’est elle qui a « appelé les services d’urgence en voyant que son fils de 37 ans était en crise et qu’il tenait un couteau de table ».

Animant une conférence de presse, lundi après-midi, Bence a ajouté que son fils lui disait « Je vois des gens autour de moi, des gens qui voulaient me faire du mal ».

Dimanche, une unité policière du Service de police de la Ville de Repentigny, composée de six agents, s’est présentée, à la suite de l’appel, et ont accédé à la maison, où la mère a entendu des coups de feu.

Bence a tenu à indiquer qu’à l’opposé des données fournies par le « Bureau des enquêtes indépendantes » (BEI), son fils « n’était pas menaçant au moment où les policiers ont ouvert le feu puisqu’il ne tenait plus son couteau ».

Et la mère de renchérir : « Les policiers, quand ils tuent quelqu’un, qu’est-ce qu’ils sont? […] Pour moi, ils sont des criminels ».

De son côté, Fo Niemi, directeur général du Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR), a relevé « des militants ont fait parvenir des recommandations pour mettre fin au profilage racial à François Legault (Premier ministre du Québec), qui est aussi député de L'Assomption, où se trouve Repentigny ».

« Ces recommandations n’ont fait l'objet d'aucun suivi », a-t-il tenu à rappeler.
Pour sa part, François Ducas, un enseignant qui se dit victime de « profilage racial », a lancé : « Etre noir à Repentigny, ce n’est pas facile ».

Il a souligné avoir déposé plainte contre le Service de police de la Ville de Repentigny auprès de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ), et qu’il a eu gain de cause en recommandant à la Ville de lui verser la somme de 35 mille dollars, sans pour autant que les décisions de ladite Commission soient contraignantes.

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