Barry Ellsworth
23 Juillet 2026•Mise à jour: 23 Juillet 2026
Des visiteurs étrangers liés aux récents matchs de la Coupe du monde de la FIFA au Canada ont déposé 175 demandes d’asile, ont rapporté jeudi des médias canadiens.
Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) a approuvé un peu plus de 26 000 demandes de résidence temporaire liées à la FIFA pour des ressortissants étrangers venus assister aux 13 matchs disputés à Toronto et à Vancouver en juin et juillet.
Il n’est pas inhabituel que des athlètes étrangers ou des membres du personnel d’une équipe demandent l’asile alors qu’ils participent à des compétitions à l’étranger. Certains pays préoccupés par ce type de situation ont empêché leurs équipes de participer à des tournois internationaux.
L’Érythrée a retiré son équipe nationale des qualifications pour la Coupe du monde 2026, craignant que certains joueurs ne demandent l’asile à l’étranger, a rapporté le quotidien Globe and Mail.
« Au 20 juillet 2026, sur les 26 111 personnes dont les demandes de résidence temporaire liées à la FIFA avaient été approuvées, 175 personnes ont par la suite déposé une demande d’asile », a déclaré l’IRCC dans un communiqué transmis au journal.
« Il est important de noter que ces données ne comprennent que les demandeurs qui ont indiqué “FIFA World Cup 26” dans leur demande de résidence temporaire. »
L’IRCC a refusé de fournir une ventilation des 175 demandes, notamment pour préciser combien d’entre elles avaient été déposées par des joueurs, des membres du personnel de soutien ou des supporters.
Parmi les demandeurs figuraient 25 ressortissants chinois et 25 Ghanéens ; 15 ressortissants égyptiens et 15 Colombiens ; 10 ressortissants sénégalais, 10 Bangladais et 10 Nigérians ; ainsi que cinq ressortissants équatoriens, cinq Burundais, cinq Népalais et cinq Pakistanais.
Avant le tournoi, l’IRCC avait précisé que le fait de détenir un billet pour un match de la FIFA ne garantissait pas l’obtention d’un visa de visiteur ou d’une autorisation de voyage électronique.
Les demandeurs pouvaient également se voir refuser l’entrée au Canada si les agents de l’immigration n’étaient pas convaincus qu’ils quitteraient le pays à la fin de leur séjour autorisé.
*Traduit de l'anglais par Wafae El Baghouani