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Brésil / Covid-19 : Le Sénat approuve l'inculpation du président Bolsonaro

- La Commission d'enquête parlementaire (CPI) du Sénat a recommandé l'inculpation du président brésilien pour neuf crimes, dont "crime contre l'humanité"

Muhammed Emin Canik   | 27.10.2021
Brésil / Covid-19 : Le Sénat approuve l'inculpation du président Bolsonaro

Buenos Aires

AA / Muhammed Emin Canik

La Commission d'enquête parlementaire (CPI) du Sénat brésilien a approuvé, mardi, le rapport final accablant de ses six mois d'enquête sur la pandémie de Covid-19 au Brésil. Elle a ainsi recommandé l'inculpation du président Jair Bolsonaro pour neuf crimes, dont "crime contre l'humanité".

Les 11 membres de la Commission ont approuvé le rapport par sept voix contre quatre. Il sera soumis au procureur général Augusto Aras, qui a été nommé par le président, et au juge de la Cour suprême Alexandre de Moraes, leur demandant d'entamer des procédures judiciaires contre Bolsonaro.

S'agissant des crimes contre l'humanité, la responsabilité doit être établie par la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye.

Au total, 80 personnes sont inculpées dans le rapport, dont les fils de Bolsonaro et certains ministres, notamment l'ancien ministre de la santé.

Bolsonaro a encouragé à plusieurs reprises le public à ne pas se conformer à la règle de la distanciation sociale, peut-on lire dans le rapport, qui ajoute qu’il s'est également opposé à l'utilisation de masques et a provoqué des attroupements. La CPI demandait également la suspension sine die des comptes utilisés par le président brésilien pour diffuser de fausses informations sur les réseaux sociaux.

La semaine dernière, Facebook et Instagram ont retiré des vidéos de Bolsonaro, et YouTube a suspendu le compte du président brésilien pendant une semaine en raison de ses déclarations sur le vaccin anti-Covid-19 lors de son intervention en direct sur les médias sociaux.

Selon le rapport, Bolsonaro fait l'objet de neuf chefs d'accusation, dont notamment, "crime contre l'humanité", "prévarication", "charlatanisme" et "incitation au crime".

Les accusations de la CPI ne devraient avoir cependant qu’une portée symbolique, Jair Bolsonaro bénéficiant de soutiens au Parlement qui s’emploieront à lui éviter une procédure de destitution.


*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj

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