Afef Toumi
23 Octobre 2017•Mise à jour: 23 Octobre 2017
AA/Irak/Ali Jawad
Le Bureau de presse du Premier ministre irakien a adressé, lundi, des critiques au Secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, qui avait appelé les factions de la Mobilisation Populaire, pro-Iran, à quitter les terres irakiennes.
Tillerson a indiqué, hier dimanche, en marge de sa visite en Arabie Saoudite, que les factions soutenues par l’Iran et qui avaient contribué à la bataille contre l’organisation terroriste Daech, en Irak, devraient retourner à leurs « foyers», car la guerre contre l’organisation est sur le point de prendre fin.
Le Bureau de presse a souligné, dans un communiqué, que « les combattants de la Mobilisation Populaire sont des Irakiens patriotes qui ont consenti des sacrifices pour défendre leur pays et sont sous le commandement irakien, en vertu de la loi élaborée par le parlement ».
Il a ajouté qu’« aucune partie n’a le droit d’intervenir dans les affaires irakiennes ni de décider de ce que les Irakiens devraient faire », soulignant que ce sont les Irakiens qui combattent en Irak et qu’il n’y a aucune force étrangère combattante.
« La présence des forces de la coalition internationale en Irak ou dans tout autre pays, est limitée et vise à entraîner et soutenir logistiquement, non pas à mener une bataille », ajoute le communiqué.
Pour sa part, Karmi al-Nouri, un dirigeant de la Mobilisation Populaire, a déclaré à Anadolu que « les factions de la Mobilisation Populaire se déplacent suivant les ordres du commandement des opérations conjointes et les décisions du commandant en chef des forces armées, Haïder al-Abadi ».
Al-Nouri a précisé que la contribution de la Mobilisation Populaire dans les batailles menées contre Daech dans les différentes régions irakiennes était ordonnée par le commandant en chef des forces armées, Haïder al-Abadi et du commandement des opérations conjointes.
Des factions de la Mobilisation Populaire ont récemment contribué aux opérations d’instauration de la paix dans la province de Kirkouk (nord) et dans le reste des régions contestées entre Bagdad et Erbil, sous l’ordre du commandement des opérations conjointes.