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Affaire Omar Raddad : La commission d’instruction de la Cour de révision ordonne un supplément d’informations

- L’affaire est renvoyée au 15 septembre prochain

Fatma Bendhaou   | 19.05.2022
Affaire Omar Raddad : La commission d’instruction de la Cour de révision ordonne un supplément d’informations

France

AA/Nice/Feïza Ben Mohamed

La commission d’instruction de la Cour de révision, a ordonné jeudi, un supplément d’informations après les nouveaux éléments portés à sa connaissance par l’avocate d’Omar Raddad, Maître Sylvie Noachovitch.

Cette dernière annonce sur les réseaux sociaux, que l’affaire est désormais renvoyée au 15 septembre prochain.

La première étape pouvant mener à une révision du procès d’Omar Raddad, vient ainsi d’être franchie.

« Un supplément d'information a été ordonné sur tous les éléments apportés par mes soins », se réjouit Maître Noachovitch avant de remercier ses « soutiens » et ceux qui lui ont « donné la force » de mener ce combat aux côtés de l’ancien jardinier marocain.

Plus tôt dans la journée, elle expliquait, toujours sur Twitter, que « cette journée est importante » et qu’elle se préparait à plaider « devant la commission d’instruction de la Cour de révision pour Omar Raddad ».

« J’apporte des éléments nouveaux indiscutables qui méritent qu’une instruction soit ordonnée pour que la vérité jaillisse », a-t-elle poursuivi.

À noter que la justice française avait accepté, en décembre dernier, de rouvrir le dossier d’Omar Raddad à la lumière d’ADN, retrouvés sur l’inscription « Omar m’a tueR » et dont aucun n’appartient à Omar Raddad.

Pour rappel, ce dernier a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son ancienne patronne en 1991 à Mougins (Alpes-Maritimes), sur la base des inscriptions retrouvées sur les lieux du crime et qui le désignaient nommément.

Après sept années passées en prison, il avait pu bénéficier d’une grâce présidentielle partielle octroyée par Jacques Chirac après l’intervention directe du Roi du Maroc, Hassan II.

Il dénonce, depuis toujours, une erreur judiciaire et espère ainsi être définitivement blanchi aux yeux de la justice française, qui l’a condamné en dépit des nombreuses incohérences contenues dans le dossier.

« Il y a cent ans, on condamnait un officier qui avait le tort d'être juif, aujourd'hui on condamne un jardinier parce qu'il a le tort d'être maghrébin », avait déclaré son ancien avocat Maître Jacques Vergès en 1994.

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