Wafae El Baghouani
09 Mars 2026•Mise à jour: 09 Mars 2026
AA / Istanbul / Wafae El Baghouani
L’index de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans les entreprises françaises est resté stable en 2026 par rapport à l’année précédente, avec une note moyenne de 88,5 sur 100, selon des données publiées lundi par le ministère français du Travail.
Chaque année, les entreprises de plus de 50 salariés sont tenues de calculer et de publier cet indicateur au 1er mars. Selon le ministère, 93 % des entreprises obtiennent une note égale ou supérieure à 75 sur 100, une proportion similaire aux années précédentes.
Mis en place en 2019, l’index est calculé sur 100 points à partir de cinq critères : l’écart de rémunération entre femmes et hommes (40 points), les écarts d’augmentations annuelles (20 points), les écarts de promotions (15 points), les augmentations accordées au retour de congé maternité (15 points) et la part de femmes parmi les dix plus hauts salaires de l’entreprise (10 points).
Malgré ces résultats jugés globalement élevés, seules 2 % des entreprises déclarent la note maximale de 100 sur 100, ce qui signifie que 98 % d’entre elles disposent encore d’une marge de progression en matière d’égalité professionnelle.
Le taux d’entreprises ayant déclaré leur index continue par ailleurs de progresser. Il atteint 83,5 % au 1er mars 2026, contre 80 % en 2025 et 54 % en 2020.
Selon les dernières données de l’Insee, les femmes salariées dans le secteur privé gagnaient en moyenne 21,8 % de moins que les hommes en 2024, un écart qui reste de 14 % à temps de travail équivalent.
Par ailleurs, la loi Rixain adoptée en 2021 impose désormais aux entreprises de plus de 1 000 salariés de compter au moins 30 % de femmes dans leurs instances dirigeantes, comme les comités exécutifs, depuis le 1er mars 2026. Ce quota devra atteindre 40 % d’ici mars 2029, sous peine de sanctions financières.
Selon le ministère du Travail, 54 % des entreprises déclarantes comptent déjà plus de 30 % de femmes parmi leurs cadres dirigeants, tandis que 68 % affichent plus de 30 % de femmes dans leurs instances de direction.
La France doit par ailleurs adapter son dispositif dans le cadre de la directive européenne sur la transparence salariale, qui vise à renforcer l’égalité de rémunération entre femmes et hommes dans les États membres de l’Union européenne.