Tarek Mohammed
31 Octobre 2018•Mise à jour: 31 Octobre 2018
AA / New York / Mohamed Tareq
Le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, est "prêt à former une équipe internationale chargée d'enquêter sur le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, s’il reçoit une demande de l'un des Etats membres de l'ONU concernés", a déclaré mercredi un porte-parole de l'ONU.
C'est ce qu'a déclaré le porte-parole adjoint du Secrétaire général, Farhan Haq, au siège permanent des Nations Unies à New York.
Le responsable onusien répondait ainsi aux questions des journalistes sur d’éventuelles raisons politiques qui auraient empêché le Secrétaire général de former une équipe internationale chargée d'enquêter sur le meurtre du journaliste saoudien.
Haq a ajouté que le Secrétaire général avait déjà reçu "des avis juridiques de ses conseillers sur la possibilité de constituer une équipe internationale" pour enquêter sur la mort de Khashoggi dans le consulat saoudien à Istanbul.
"M. Guterres est au courant des récents développements annoncés plus tôt en Turquie concernant l'assassinat du journaliste saoudien", a-t-il précisé, soulignant que le Secrétaire général maintenait toujours sa position sur la nécessité de "lancer une enquêtes rapide, impartiale et indépendante".
Dans un communiqué publié plus tôt dans la journée, le bureau du procureur d’Istanbul a annoncé que les réunions avec le procureur général saoudien n'avaient pas abouti à des résultats concrets, malgré tous les efforts déployés par la partie turque pour révéler la vérité sur le meurtre de Khashoggi.
Selon le communiqué du procureur turc, Khashoggi est entré au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul le 2 octobre pour des procédures liées à son mariage, où il a été étranglé dès son entrée dans le bâtiment du consulat selon un plan préparé à l'avance.
Les enquêteurs turcs assurent également que le corps de Khashoggi avait été coupé et éliminé conformément à un plan préparé à l'avance.
À son tour, Maria Fernanda Espinosa, présidente de l'Assemblée générale des Nations Unies, a estimé qu’il était nécessaire de "mener une enquête transparente, urgente et indépendante sur le meurtre de Khashoggi".
Après un déni de 18 jours, l'Arabie saoudite a admis que Khashoggi a été tué dans son consulat après ce qu'elle a appelé une "querelle". Le roi avait alors annoncé l'arrestation de 18 Saoudiens soupçonnés d’être impliqués dans le crime. Quant au corps, il est toujours introuvable.
Riyad fait face depuis à une large réprobation internationale. La Turquie, tout comme plusieurs autres pays, continue de demander des explications sur l’équipe de l’assassinat, les commanditaires du meurtre et le sort du corps de Khashoggi.