Serap Dogansoy
05 Août 2026•Mise à jour: 05 Août 2026
La ministre française de l’Agriculture, Annie Genevard, a annoncé mercredi un plan national destiné à soutenir les agriculteurs touchés par les canicules, la sécheresse et les incendies de l’été.
Ce « plan global d’accompagnement canicule-sécheresse-incendies » doit permettre qu’aucun agriculteur ne soit « laissé seul face à cette situation », a déclaré la ministre.
Encore en préparation, le dispositif comprendra des aides d’urgence pour la trésorerie des exploitations, des prises en charge de cotisations sociales ainsi que des simplifications et dérogations administratives.
Des mesures doivent également faciliter la remise en production des exploitations les plus durement touchées.
La gestion de l’eau adaptée localement
Le ministère prévoit d’adapter au cas par cas les mesures de gestion de l’eau, dans le respect des règles nationales, afin de concilier la préservation des ressources et la continuité de la production agricole.
La sécheresse concerne 98 départements, dont 57 placés en situation de crise, niveau entraînant d’importantes restrictions d’usage de l’eau, selon le ministère.
Depuis la fin juin, les vagues de chaleur successives et le déficit hydrique ont provoqué la mort de millions de volailles, asséché les prairies et réduit la production laitière.
La production de maïs pourrait tomber à un niveau historiquement bas, tandis que la récolte de blé devrait diminuer d’au moins 4 %. Les cultures de fruits et légumes sont également affectées, notamment en Bretagne, où de nombreuses productions de plein champ ne sont pas irriguées.
Des cellules dans chaque département
Une cellule nationale consacrée à la sécheresse a été activée au ministère de l’Agriculture. Annie Genevard a également demandé à chaque préfet de désigner un référent et de créer sans délai une cellule départementale chargée d’établir un diagnostic précis.
Le montant et la répartition des aides seront déterminés à partir des informations transmises par ces cellules locales.
Les syndicats et les organisations agricoles avaient alerté à plusieurs reprises sur les conséquences des conditions climatiques, lors de réunions avec le ministère, les services régionaux, les banques, les assureurs et la Mutualité sociale agricole.