Ben Amed Azize Zougmore
04 Août 2026•Mise à jour: 04 Août 2026
La société française de production et de fourniture d'électricité EDF a annoncé lundi l'arrêt de trois réacteurs nucléaires en France en raison de la baisse du débit de la Meuse et de la Moselle, conséquence des conditions de sécheresse qui affectent plusieurs régions du pays.
Selon l'énergéticien, les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Chooz, dans les Ardennes, sont à l'arrêt. Le réacteur n°1 a été arrêté samedi soir afin de respecter l'accord franco-belge du 8 septembre 1998 relatif à la gestion des eaux de la Meuse, tandis que le réacteur n°2 est à l'arrêt depuis le 11 juillet dans le cadre du même dispositif.
Cet accord prévoit que le fonctionnement des installations peut être adapté afin de garantir un débit suffisant de la Meuse pour l'ensemble de ses usagers, en France comme en Belgique.
EDF a également procédé, dans la nuit de vendredi à samedi, à l'arrêt préventif d'un réacteur de la centrale de Cattenom, en Moselle, en raison de la diminution du débit de la rivière. Les trois réacteurs étaient toujours à l'arrêt lundi, selon l'entreprise.
Par ailleurs, EDF a indiqué avoir réduit temporairement la puissance de quatre autres réacteurs : Bugey 3, Tricastin 4 ainsi que les deux réacteurs de la centrale de Saint-Alban.
La France compte 57 réacteurs nucléaires, qui assurent environ 70 % de la production nationale d'électricité. Implantées en bord de mer ou de cours d'eau pour assurer leur refroidissement, ces installations sont soumises à des contraintes d'exploitation en période de sécheresse ou de fortes chaleurs, afin de limiter leur impact sur les milieux aquatiques, notamment en matière de rejets et d'échauffement des eaux.