Ben Amed Azize Zougmore
29 Juillet 2026•Mise à jour: 29 Juillet 2026
AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore
Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a demandé à la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, de lui soumettre d'ici le début du mois d'octobre de nouvelles mesures destinées à accélérer l'adaptation de la France aux effets du changement climatique, selon une lettre de mission relayée mercredi par les médias français.
Dans ce document, le chef du gouvernement souligne que la France « doit accélérer sa préparation à des conditions climatiques plus dures », alors que le pays fait face à une multiplication des incendies de forêt et des épisodes de canicule.
Il charge la ministre de présenter des « mesures concrètes » afin d'« accélérer la mise en œuvre » du troisième Plan national d'adaptation au changement climatique (Pnacc-3).
Publié en mars 2025, ce plan comprend une cinquantaine de mesures visant à préparer la France à un scénario de réchauffement climatique pouvant atteindre 4 °C d'ici à 2100.
La lettre de mission invite notamment le gouvernement à approfondir les travaux sur plusieurs secteurs, dont l'adaptation du bâti, l'agriculture, les transports, la gestion des ressources en eau et l'enseignement.
Le Premier ministre évoque notamment la nécessité d'adapter « l'organisation scolaire et universitaire aux nouveaux rythmes climatiques », y compris en réexaminant le calendrier des examens organisés durant les périodes de fortes chaleurs.
Sébastien Lecornu demande également que l'ensemble des mesures proposées puissent être mises en œuvre rapidement durant le mandat de son gouvernement, en mobilisant, si nécessaire, des financements déjà existants.
Cette initiative intervient alors que la France connaît un été marqué par des incendies de grande ampleur et plusieurs épisodes de chaleur intense ayant conduit les autorités à placer de nombreux départements en vigilance canicule.
La ministre française de la Transition écologique, Monique Barbut, avait annoncé le 22 juillet son intention de démissionner, estimant ne plus disposer des conditions ni des moyens nécessaires pour mener son action. Elle était finalement revenue sur sa décision après avoir obtenu le soutien du président Emmanuel Macron.