Ayse Bashoruz
23 Juillet 2026•Mise à jour: 23 Juillet 2026
Les loyers en Île-de-France ont presque quadruplé depuis le milieu des années 1980, tandis que les revenus des ménages n’ont pas suivi la même dynamique, selon une étude publiée par l’Institut Paris Région ce jeudi 23 juillet. L’organisme souligne que cette évolution accentue la pression financière pesant sur les locataires, particulièrement dans les zones où la demande de logements dépasse largement l’offre.
L’Institut Paris Région indique que le taux d’effort des locataires, correspondant à la part des revenus consacrée au paiement du loyer, a atteint des niveaux élevés. En 2020, il s’établissait à 24,8 % pour les locataires du privé en logement vide et à 28,2 % pour les logements meublés. Pour les ménages appartenant au quartile de revenus le plus faible, il atteint environ 50 % des ressources mensuelles, avec 48,5 % pour les locations vides et 50,4 % pour les logements meublés.
Les aides au logement jouent un rôle déterminant pour une partie des locataires. Selon les données citées par l’Institut, 1,02 million de ménages franciliens bénéficiaient d’une aide au logement en 2022, dont 442 800 ménages du parc locatif privé. Pour ces bénéficiaires, les aides permettent une réduction importante du taux d’effort : dans le parc privé vide, celui-ci passe de 45,5 % à 25,5 % après prise en compte des aides, et de 39,4 % à 25,2 % dans le parc meublé.
L’encadrement des loyers, mis en place dans certaines villes depuis les années 2010, reste notamment contesté. L’Institut Paris Région rappelle que certaines études concluent à une réduction des loyers grâce à ce mécanisme, tandis que d’autres analyses, notamment issues d’acteurs privés, contestent son efficacité.