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Tunisie: le SNJT met en garde contre la recrudescence des violences policières contre les journalistes

- Empêchée d'accéder à l'Avenue Habib Bourguiba pour couvrir une manifestation pro Kaïs Saïed, la journaliste, Khaoula Boukrim, a été victime d'agression verbale et de harcèlement.

Malek Jomni   | 25.09.2021
Tunisie: le SNJT met en garde contre la recrudescence des violences policières contre les journalistes

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AA/ Tunis/ Malèk Jomni

Le Syndicat National des Journalistes tunisiens (SNJT) a mis en garde samedi contre la recrudescence des violences policières ciblant les journalistes après la date du 25 juillet.

C'est ce qui ressort d'un communiqué rendu public sur sa page officielle Facebook, consulté par l'Agence Anadolu.

Le SNJT qui déplore l'agression d'une journaliste à l'Avenue Habib Bourguiba dans la capitale Tunis, dénonce l'utilisation du contexte actuel comme prétexte pour restreindre la liberté de la presse. Il a exprimé à cet effet sa crainte face à la gravité de la situation et à l'impunité quant aux violences policières exercées sur les reporters en particulier.

Le syndicat a également souligné l'absence d'une volonté politique de protéger les journalistes et d'asseoir une presse libre et pluraliste, tout en appelant le ministère de l'Intérieur à publier les résultats des précédentes enquêtes sur des cas d'agression ayant ciblé les professionnels du secteur.

Empêchée d'accéder à l'Avenue Habib Bourguiba pour couvrir une manifestation pro Kaïs Saïed, la journaliste, Khaoula Boukrim, a été victime d'agression verbale et de harcèlement, regrette le syndicat, dans le même communiqué.

Kaïs Saïed avait décidé, dans la journée du mercredi, d'abolir l'organe de contrôle de la constitutionnalité des lois, de promulguer des lois par décrets présidentiels et d'assumer le pouvoir exécutif avec l'aide d'un gouvernement, selon un communiqué de la Présidence et le Journal Officiel de la République Tunisienne (JORT).

Depuis le 25 juillet dernier, la Tunisie traverse une grave crise politique à la suite de la décision de Saïed de geler les activités du Parlement, de lever l'immunité des députés et de limoger le Premier ministre, Hichem Mechichi, en assumant lui-même le pouvoir exécutif avec l'aide d'un gouvernement dont il nommerait le chef, avant de révoquer de hauts fonctionnaires et d'en nommer d'autres à la place.

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