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Tunisie : des peines de trois à six mois de prison dans "l'affaire de l'aéroport"

- En mars 2021, des députés Al Karama étaient intervenus en faveur d’une femme interdite de voyage en vertu de la procédure S17 et le 31 juillet, la justice militaire tunisienne a émis des mandats d'arrêt contre 4 députés de la Coalition Al Karama

Yosra Ouanes   | 17.05.2022
Tunisie : des peines de trois à six mois de prison dans "l'affaire de l'aéroport"

Tunisia

AA / Tunis

La Chambre criminelle auprès du Tribunal militaire permanent de Tunis a rendu son verdict, mardi, dans l'affaire connue médiatiquement par "l'affaire de l'aéroport".

C'est ce qu'a affirmé le membre du comité de défense des accusés, l'avocat Samir Dilou, sur Facebook.

"Maher Zid et Mohamed Affès ont écopé de trois mois de prison. Une peine de cinq mois de prison a été infligée à Seifeddine Makhlouf et Nidhal Saoudi, alors que l’avocat Mehdi Zagrouba a écopé de six mois de prison", a-t-il écrit.

Cependant, Dilou n'a pas précisé si les verdicts sont définitifs ou susceptibles d'appel.

Le 31 juillet 2021, la justice militaire tunisienne a émis des mandats d'arrêt contre 4 députés de la Coalition Al Karama, à savoir Seif El-Din Makhlouf, Abdellatif Aloui, Mohamed Affes et Maher Zaid, dans "l'affaire de l'aéroport".

En mars 2021, des députés Al Karama étaient intervenus en faveur d’une femme interdite de voyage en vertu de la procédure S17 et se sont heurtés aux forces de sécurité à l’aéroport en voulant les obliger à la laisser prendre l’avion.

La procédure S17 a été mise en place en 2013 dans le cadre du plan national de lutte contre le terrorisme.

La Tunisie est en proie à une grave crise politique depuis que le Président Kaïs Saïed a décidé le 25 juillet de révoquer le Chef du gouvernement Hichem Mechichi, et de geler les pouvoirs du Parlement pour une durée de 30 jours, dans le cadre de mesures exceptionnelles, justifiées par la détérioration de la situation économique et l’incapacité de l’exécutif à gérer la crise pandémique.

Certains partis politiques, dont le mouvement Ennahdha, ont considéré lesdites mesures comme un "coup d’État contre la Constitution", tandis que d'autres y ont été favorables, estimant qu'il s'agissait d'une "rectification du processus révolutionnaire".

*Traduit de l'arabe par Hajer Cherni

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