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Tunisie - Autorité électorale: 24 partis politiques participeront à la campagne référendaire

- La campagne référendaire sur la nouvelle Constitution se déroulera du 3 au 21 juillet, avant la tenue du référendum le 25 du même mois

Adel Bin Ibrahim Bin Elhady Elthabti   | 29.06.2022
Tunisie - Autorité électorale: 24 partis politiques participeront à la campagne référendaire

Tunisia

AA/Tunis

La campagne référendaire sur la nouvelle Constitution tunisienne, verra la participation de 24 formations politiques, a fait savoir mercredi, l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie).

La date du 25 juillet 2022 avait été fixée par le président de la République, Kaïs Saïed pour la tenue du référendum sur un projet de nouvelle Constitution de la République tunisienne.

En mai dernier, Saïed avait nommé le professeur de droit Sadok Belaïd à la tête d'un « Comité consultatif pour la nouvelle République », chargé de rédiger une nouvelle Constitution.

Par voie de communiqué, l’Isie a indiqué que « 24 partis participeront à la campagne référendaire sur la nouvelle Constitution, dont le « Mouvement Echaâb », « Afek Tounes » (libéral) et le « Mouvement Tunisie en avant » (gauche) ».

L’Autorité électorale a également confirmé la participation de « 26 associations et organisations, dont l'Union générale tunisienne du travail (Ugtt-Centrale syndicale) », à la campagne du référendum.

Par ailleurs, 111 personnes prendront part à cette campagne en leur qualité de citoyen tunisien.

L’Isie n'a pas donné de plus amples détails sur la campagne référendaire, mais elle avait annoncé précédemment qu’elle devrait se dérouler du 3 au 21 juillet.

Le processus initié unilatéralement par le locataire du Palais de Carthage a essuyé les critiques des principales formations politiques tunisiennes, dont le parti « Ennahdha », le « Parti républicain » (Al Jomhouri), le « Parti des travailleurs », qui ont annoncé le boycott de ce référendum.

L’opposition tunisienne accuse Saïed de « dérive autoritaire » et de vouloir « instaurer un régime plébiscitaire ».

La Tunisie souffre, depuis le 25 juillet dernier, d’une crise politique aiguë, lorsque le président Saïed avait imposé des « mesures d’exception », en limogeant le Chef du gouvernement, en suspendant les activités du Parlement avant de le dissoudre le 30 mars 2022, et en légiférant par voie de décrets.

Le chef de l’État avait dévoilé en décembre dernier une feuille de route censée sortir le pays de la crise politique, dans laquelle il a annoncé un référendum sur des amendements constitutionnels le 25 juillet 2022, avant des législatives anticipées le 17 décembre, après révision de la loi électorale.

Plusieurs forces politiques et civiles tunisiennes rejettent ces mesures qu’elles considèrent comme étant un « coup d’Etat contre la Constitution », alors que d’autres forces les considèrent comme étant une « restauration du processus de la révolution de 2011 », qui avait fait chuter l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali.

Saïed, qui avait entamé un mandat présidentiel de cinq ans en 2019, a dit que ses décisions sont des mesures prises dans le cadre de la Constitution pour protéger l'État « d'un péril imminent », mettant l'accent sur la préservation des droits et des libertés.


*Traduit de l’arabe par Majdi Ismail



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