Afrique

Soudan : Washington et Khartoum conviennent de la nécessité de former un gouvernement

- Selon un communiqué du Conseil soudanais de souveraineté

1 23   | 20.01.2022
Soudan : Washington et Khartoum conviennent de la nécessité de former un gouvernement

Sudan

AA/ Diana Shalhoub

Washington et Khartoum se sont mis d'accord jeudi, sur la nécessité de former un gouvernement de compétences nationales et d'organiser des élections libres et équitables au Soudan.

C'est ce qui ressort d'une rencontre qui a réuni le président du Conseil de souveraineté, Abdelfattah Al-Burhan et son adjoint, Mohamed Hamdan Dogolo alias Hemidti , avec la secrétaire d'État américaine adjointe aux Affaires africaines, Molly Faye et l'envoyé spécial des États-Unis pour la Corne de l'Afrique, David Satterfield, selon un communiqué du Conseil soudanais de souveraineté.

Les deux parties ont convenu de la formation d'un gouvernement indépendant de compétences nationales dirigé par un Premier ministre civil, d'apporter des modifications au document constitutionnel pour suivre le rythme des nouveaux développements et de tenir des élections libres et équitables à la fin de la phase de transition.

Ils ont également souligné la nécessité d'entamer un dialogue national global incluant toutes les forces politiques soudanaises afin de parvenir à un consensus national pour une sortie de crise, selon la même source.

En août 2019, le Conseil militaire (dissous) et les forces de la « Déclaration de liberté et de changement » (l'ancienne coalition au pouvoir) ont signé les documents de la « Déclaration constitutionnelle » et de la « Déclaration politique » concernant les structures et le partage du pouvoir pendant la période de transition.

Le 2 janvier, Abdallah Hamdok a annoncé sa démission de la Présidence du gouvernement de transition, quelques heures après la mort de trois personnes, ayant porté le bilan des victimes à 57 morts depuis le début des manifestations, le 25 octobre dernier, selon le Comité des médecins du Soudan (non-gouvernemental).

Depuis le 25 octobre dernier, le Soudan a été le théâtre de protestations contre les mesures exceptionnelles prises par al-Burhan, dont notamment, la déclaration de l'état d'urgence, la dissolution du Conseil de souveraineté et celui des ministres de transition, après l'arrestation de chefs de partis et de hauts responsables, ce que les mouvements politiques et civils ont considéré comme étant un "coup d'État militaire", une affirmation qui a été démentie par l'armée soudanaise.

Après la destitution d'Omar el-Bechir de la Présidence (1989-2019), le Soudan a entamé, le 21 août 2019, une phase de transition qui devait s'achever par la tenue d'élections, au début de l’année 2024, au cours de laquelle le pouvoir était partagé entre l'armée, les forces civiles et les mouvements armés, qui a signé un accord de paix avec le gouvernement en 2020.

*Traduit de l'arabe par Malèk Jomni

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