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Soudan: reprise du procès de l'ex-président el-Béchir et les conspirateurs du coup d'Etat de 1989

Après un report de deux semaines à la suite de la démission du juge, Essam El-Din Mohamed Ibrahim, pour des raisons de santé et une requête de la défense.

Wejden Jlassi   | 19.01.2021
Soudan: reprise du procès de l'ex-président el-Béchir et les conspirateurs du coup d'Etat de 1989

Sudan



AA/Khartoum


Le procès de l'ex-président soudanais Omar el-Béchir et 27 autres personnes, accusés d'avoir pris le pouvoir par un coup d'Etat en 1989, a repris ce mardi après une suspension de deux semaines.

Ce procès avait été suspendu à la suite de la démission du juge, Essam El-Din Mohamed Ibrahim, pour des raisons de santé et une requête de la défense réclamant une prescription de la peine.

Selon le correspondant de l'Agence Anadolu citant la télévision nationale soudanaise, le juge Ali Ahmed Ali a consacré la session de ce mardi à répondre aux requêtes soumises par la défense et l'accusation.

Le juge a également fixé deux sessions dont la première aura lieu mardi prochain, pour déposer des réponses et donner suite aux requêtes soumises, tandis que la seconde se tiendra le 2 février, pour examiner les requêtes soumises et l'évolution des procédures.

Mardi dernier, Moez Hadrah, membre principal de l'accusation a déclaré, dans un communiqué, que "la cour d'appel de Khartoum a émis une décision d'annuler la requête soumise par le comité de défense concernant le délai de prescription pénale".

Lors de la session précédente, le membre du comité de défense, Abou Bakr Abd al-Raziq, avait décrit la décision du tribunal de "faible et réfutable", et ce, pour n'avoir pas classé un dossier datant de plusieurs années.

Pour sa part, l'autre membre du comité, Hashem Abou Bakr Al-Jali, avait déclaré qu'"ils ne sont pas actuellement dans une bataille juridique, mais sont plutôt engagés dans la lutte contre les partisans du mouvement islamique de ce pays".

L'ex-président soudanais, Omar el-Béchir, avait comparu en juillet dernier devant la justice à Khartoum aux côtés de 27 autres accusés, sur fond d'accusation de coup d'État perpétré en 1989 et "d'atteinte à l'ordre constitutionnel".

Il est à rappeler que le 30 juin 1989, el-Béchir avait mené un coup d'État militaire contre le gouvernement du Premier ministre, Sadik al-Mahdi, pour ensuite devenir président du Soudan.

Le 11 avril 2019, Omar el-Béchir a été écarté après avoir passé trois décennies au pouvoir, puis arrêté au terme de quatre mois de manifestations antigouvernementales.

Alors qu'un membre du comité de défense d'el-Béchir, Abu Bakr Abdul Raziq, avait déclaré à l'agence Anadolu, à l'époque, que «l'annulation de l'appel est en violation de la loi et de sa décision, et une illustration de l'injustice».


*Traduit de l'arabe par Wejden Jlassi



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