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07 Décembre 2021•Mise à jour: 07 Décembre 2021
AA / Khartoum
Des centaines d'étudiants ont manifesté, mardi, dans la ville de Nyala, au du Sud-Darfour, dans l'ouest du Soudan, pour rejeter l'accord signé entre le président du Conseil de souveraineté, Abdel Fattah Al-Burhan, et le Premier ministre civil, Abdallah Hamdok.
Des témoins oculaires ont déclaré à l'Agence Anadolu que des centaines d'étudiants ont défilé dans les rues de la ville, rejetant ce qu'ils ont décrit comme "coup d'État militaire" ainsi que l'accord politique signé entre Al-Burhan et Hamdok, tout en exigeant le retour au régime civil démocratique.
Selon des témoins, les manifestants portaient des drapeaux nationaux et des pancartes. Sur celles-ci on peut lire "Non au régime militaire", "le peuple est plus fort que les renégats" et "Oui au régime civil démocratique".
Lundi, des manifestations ont eu lieu dans la capitale, Khartoum, et dans plusieurs villes, rejetant l'accord entre Al-Burhan et Hamdok, en réponse à l'appel de la « Déclaration de liberté et de changement - le Conseil central » et les comités de résistance, en vue de renverser ce qu'ils appelaient un "coup d'État" et réclamer un "État civil".
Depuis le 25 octobre dernier, le Soudan connaît une grave crise, alors qu'Al-Burhan a déclaré l'état d'urgence et dissous les Conseils de souveraineté et les ministres de transition, après l'arrestation de chefs de partis, de ministres et de responsables, ce qui a suscité le rejet des forces politiques et protestations populaires en cours.
A plus d'une reprise, Al-Burhan a souligné qu'il avait pris les mesures du 25 octobre pour "protéger le pays d'un danger réel", accusant les forces politiques "d'incitation au chaos".
Le 21 novembre dernier, Al-Burhan et Hamdok ont signé un accord politique de 14 points, notamment : le retour de ce dernier à son poste de Premier ministre, la formation d'un gouvernement de compétences (sans affiliations partisanes), la libération de détenus, et les deux parties se sont engagées à travailler ensemble pour achever la voie démocratique.
Des pays et des organisations régionales et internationales avaient salué l'accord, alors que des ministres isolés, des forces politiques et des acteurs populaires au Soudan l'ont rejeté, le considérant comme une "tentative de légitimer le coup d'État et d'empêcher l'établissement d'un État civil et démocratique".
*Traduit de l'arabe par Wejden Jlassi