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Soudan: la police soudanaise disperse les manifestations rejetant l'accord entre al-Burhan et Hamdok

- Dans les villes d'El-Obeid (centre) et de Nyala (ouest). Les autorités soudanaises n'ont émis aucun commentaires immédiat à ce propos

1 23   | 25.11.2021
Soudan: la police soudanaise disperse les manifestations rejetant l'accord entre al-Burhan et Hamdok

Hartum

AA / Khartoum

La police soudanaise a dispersé, ce jeudi, à coups de gaz lacrymogène, des manifestations dans les villes d'El-Obeid (centre) et de Nyala (ouest), qui s’opposent à l'accord politique entre le président du Conseil souverain, Abdelfattah al-Burhan, et le Premier ministre, Abdullah Hamdok.

Les “Comités de résistance“ de l'État de Kordofan du Nord (centre) ont indiqué dans un bref communiqué, examiné par l'Agence Anadolu, que “la police du Conseil putschiste agresse les convois de la ville d'El-Obeid avec une violence excessive, causant des blessures et cas d'asphyxie au gaz dans les rangs des manifestants".

"Nous suivons actuellement tous les cas et l'étendue de la violence", ajoute le communiqué.

Des témoins oculaires ont également déclaré à l'Agence Anadolu que les forces de l’ordre ont tiré du gaz lacrymogène sur des manifestants à Nyala, faisant plusieurs blessés.

Les mêmes témoins ont ajouté que "les rues de la ville sont le théâtre de heurts entre les forces de police et des manifestants pacifiques".

Il n'y a eu aucun commentaire officiel des autorités soudanaises à ce propos jusqu’à 13 h 30 GMT.

Depuis le 25 octobre dernier, le Soudan est sous le coup d’une grave crise, l'armée avait déclaré l'état d'urgence dans le pays, dissous le Conseil de souveraineté et le Conseil des ministres de transition, limogé des gouverneurs et arrêté des chefs de parti, des ministres ainsi que des responsables, ce qui a déclenché des mouvements de protestations qui s’opposent à ces mesures qu’ils considèrent comme étant un “coup d'État militaire“.

Hamdok et al-Burhan ont signé, dans la journée du dimanche, un accord politique qui englobe 14 points, dont les plus notoires sont le retour de Hamdok au pouvoir, environ un mois après son limogeage, la formation d'un gouvernement de compétences (sans affiliation politique).

Malgré la signature de cet accord, les forces politiques et civiles ont exprimé leur opposition considérant l’accord comme une “tentative de légitimer le coup d'État“, et s'engageant à poursuivre les protestations, jusqu'à ce qu’un régime totalement civil soit mis sur pied au Soudan.

* Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.

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