Afrique

Soudan : 53 personnes blessées lors de manifestations anti-militaires

- Le gouvernement de transition s'est engagé à "punir les responsables de violences"

Ömer Erdem,Nur Asena Gülsoy   | 21.02.2020
Soudan : 53 personnes blessées lors de manifestations anti-militaires

Hartum

AA - Khartoum

Au moins 53 manifestants ont été blessés à Khartoum, la capitale soudanaise, lors des violences qui ont éclaté jeudi entre la police et les manifestants, a indiqué le ministère soudanais de la Santé.

Dans une déclaration vendredi, le ministère a ajouté que de nombreuses femmes et enfants figuraient parmi les blessés.

Parallèlement, le Comité médical affilié à la Corporation des professionnels soudanais a condamné les violences, appelant à la révocation du ministre de l'Intérieur ainsi que de l'inspecteur de police.

"Cette attitude contre les manifestants ressemble aux méfaits de l'ancien régime, nous demandons donc au Premier ministre Abdalla Hamdok de licencier l'inspecteur de police et le ministre de l'Intérieur", a déclaré l'assocation qui a été le principal mobilisateur des manifestations qui ont renversé l'ancien régime de Omar el-Béchir.

Le gouvernement soudanais, pour sa part, a condamné le recours à la violence, soulignant que tous les responsables seraient punis.
Faisal Mohamed Salih, le porte-parole du gouvernement, a déclaré vendredi matin que le droit de manifester dans le pays devrait être garanti, décrivant cela comme un "gain de la révolution soudanaise".

Des milliers de manifestants ont défilé jeudi à Khartoum, appelant à la restructuration de l'armée nationale et au retour des officiers récemment licenciés.

Mardi, le chef du Conseil souverain, le lieutenant-général Abdel Fattah Abdelrahmane al-Burhan a licencié des dizaines d'officiers de l'armée.

Les manifestants dénoncent que de nombreux officiers licenciés sont punis pour "avoir manifesté leur solidarité avec les manifestations anti-Béchir".

Omar el-Béchir, qui dirigeait le Soudan depuis 1989, a été évincé par l'armée en avril 2019 après des manifestations de masse contre son pouvoir.

En décembre, l'ancien Président a été condamné à deux ans de prison pour corruption. Il fait également face à des accusations d'avoir sapé la Constitution lors du coup d'État militaire qu'il a mené en 1989. Des autorités soudanaises ont récemment annoncé qu'il serait remis à la Cour pénale internationale suite à la demande provenant de cette dernière.

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