Afrique

Sénégal: Ouverture d’une conférence sur la justice pour les crimes internationaux

- Des experts de l'ONU, de la CPI, des Chambres africaines extraordinaires au Sénégal et du Mécanisme international, impartial et indépendant sur la Syrie prennent part à la rencontre de deux jours

Fatma Bendhaou   | 25.10.2021
Sénégal: Ouverture d’une conférence sur la justice pour les crimes internationaux

Dakar

AA/ Dakar / Alioune Ndiaye

Une conférence internationale sur le thème ‘’Justice pour les crimes internationaux : défis et stratégies en Afrique de l'Ouest et ailleurs’’ a démarré lundi à Dakar.

Des experts des Nations Unies, de la Cour pénale internationale (CPI), des Chambres africaines extraordinaires au Sénégal et du Mécanisme international, impartial et indépendant sur la Syrie (IIIM) prennent part à la rencontre de deux jours.

L’objectif est, selon le document de presse remis par les organisateurs, de concentrer les efforts en cours pour enquêter et poursuivre les crimes internationaux aux niveaux national, régional et international en Afrique de l'Ouest et ailleurs.

« La CPI est très active dans la sous-région avec le Mali et la Côte d’Ivoire qui font l’objet d’enquêtes sans oublier une situation en cours d’examen préliminaire pour le cas de la Guinée et la situation au Nigeria pour laquelle l’examen préliminaire est bouclé », a tenu à rappeler Aissé Gassama Tall, secrétaire générale du ministère sénégalais de la justice.

« Toutes ces affaires en cours sont des exemples symptomatiques de la vulnérabilité de nos systèmes judiciaires ou des difficultés que rencontrent nos États pour prendre en charge convenablement des problématiques inhérentes aux violations graves du droit humanitaire », a poursuivi la secrétaire générale, dans l’allocution d’ouverture de la rencontre.

« On fait face à un déficit de lois qui permettraient aux pays de prendre des décisions à chaque fois qu’il y a des crimes internationaux », a soutenu Fatou Bensouda, ancienne procureure de la Cour pénale internationale, avisant que la Cour n’intervient que pour les crimes graves qui choquent le niveau international.

Elle a, à ce registre, évoqué l’exemple du défunt président tchadien Hissène Habré dont le procès assuré par les Chambres africaines extraordinaires au Sénégal a impliqué l’Union africaine et le Sénégal.

« Il faut réfléchir sur un mécanisme qui fait comprendre aux auteurs de ces crimes qu’ils seront sanctionnés conformément à la loi internationale », a encore insisté Bensouda.

‘’ Les enjeux et le futur de la justice internationale’’, ‘’ mécanismes de justice régionale : quel futur pour les tribunaux hybrides et compétences universelles en Afrique de l’ouest sont, entre autres, les thèmes des panels qui prennent fin mardi.

La conférence est organisée par la fondation Wayamo, une organisation indépendante, et la fondation Konrad Adenauer.

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