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RDC: Vital Kamerhe remis en liberté provisoire

- La justice congolaise avait reconnu l'ancien directeur de cabinet de Tshisekedi coupable du détournement de plus de 48 millions USD, destinés à la construction de logements sociaux.

Fatma Bendhaou   | 07.12.2021
RDC: Vital Kamerhe remis en liberté provisoire

Kinshasa


AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa

La haute cour congolaise a accordé, lundi, la liberté provisoire à Vital Kamerhe, l’ancien directeur de cabinet de Félix Tshisekedi qui avait été condamné en 2020 à 20 ans de travaux forcés puis en appel à 13 ans de prison pour le détournement de plus de 48 millions USD, destinés à la construction de logements sociaux.

Le président du parti Union pour la nation congolaise (UNC,) allié de première heure de Tshisekedi a été notifié, lundi 6 décembre, de sa liberté “qui ne prendra effet qu’après paiement de la caution”, a déclaré à l'Agence Anadolu, un magistrat du parquet général proche du dossier.

“Nous avions été saisis par la défense et nous avons statué. La cour s’est basée sur le tableau médical du condamné qui est apparemment très critique”, a expliqué un autre magistrat, sous couvert d’anonymat.

La liberté conditionnelle a été obtenue moyennant 500 000 dollars, “100 fois moins que ce qu’il avait détourné”, a commenté une autre source proche du dossier.

La justice congolaise avait reconnu Kamerhe coupable du détournement de plus de 48 millions de dollars destinés à la construction de logements sociaux, en préfabriqué, dans le cadre du programme d’urgence présidentiel dit des “100 Jours”. Kamerhe était à l’époque, directeur de cabinet de Félix Tshisekedi.

Il avait été condamné in solidum avec l’homme d’affaires de nationalité libanaise, Samih Jammal, son principal co-accusé.

Le troisième condamné dans cette affaire, Jeannot Muhima Ndoole, un fonctionnaire chargé des importations et exportations à la présidence congolaise, a purgé sa peine d’une année de prison.

Incarcéré à la prison centrale de Makala à Kinshasa, le plus grand pénitencier du pays, Kamerhe l'avait quittée le 23 août 2020 pour des raisons de santé.

Il était alors pris en charge dans un centre médical près du centre-ville où seuls quelques collaborateurs et sa famille lui rendaient visite. Son parti politique et ses proches ont toujours dénoncé une “affaire politique”. Sa demande d’évacuation sanitaire à l’étranger avait été rejetée en 2020 par la justice.

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