Afrique

RDC : un responsable onusien reconnait des "manquements" de la Monusco

Nadia Chahed   | 15.04.2021
RDC : un responsable onusien reconnait des "manquements" de la Monusco

Kinshasa

AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa

Le représentant spécial adjoint du secrétaire général de l'ONU au sein de la Mission onusienne en RDC( Monusco), a reconnu mercredi, des « manquements » dans l’exécution du mandat de cette mission dans l’Est congolais où des activistes de la société civile sont mobilisés pour exiger le départ des casques bleus.

« J’ai entendu le cri de désespoir de la population, qui est vraiment sans défense, aujourd’hui. Je suis le premier à reconnaître, évidemment, le manquement de la Monusco et c’est sur cela que nous allons travailler », a déclaré le sénégalais Kassim Diagne, à Butembo, ville commerciale de la province du Nord-Kivu confrontée aux exactions de plusieurs groupes armés aussi bien locaux qu'étrangers.
z« Le mandat est très clair. Le mandat qui nous a été assigné, le mandat d’assister les forces de défense et de sécurité , la Monusco est là pour protéger la population qui souffre, éradiquer les forces négatives, et également, appuyer l’autorité de l’État à restaurer ses institutions, ici au Congo », a ajouté le chef onusien s’exprimant devant la presse.

A l'appel de mouvements citoyens et de groupes de pression, une grève générale de dix jours a commencé lundi dans la région de Beni pour protester contre la poursuite des massacres dans l'Est de la RDC et réclamer le départ des casques bleus déployés dans la région sans venir à bout des violences.

Au moins 3 manifestants ont été tués par balle dans les villes de Goma, Butembo et Beni lors des heurts avec les forces de l’ordre.

Au Nord de la ville de Goma, des manifestations ont dégénéré en heurts entre jeunes de deux ethnies. 10 personnes sont mortes dans des heurts avec les forces de défense et de sécurité, selon les autorités.

Les mouvements de la société civile dénoncent les massacres de civils dans la région de Beni depuis 2014. Selon l’épiscopat congolais, plus de 6000 civils ont été tués dans des massacres attribués par les autorités au groupe armé d’origine ougandaise, les forces démocratiques alliés (ADF).


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