Afrique

RDC : Plus de 260 civils tués dans la région de Beni en novembre et en décembre (ONU)

-Par des présumés rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF)

Nadia Chahed   | 22.01.2020
RDC : Plus de 260 civils tués dans la région de Beni en novembre et en décembre (ONU)

Tunis

AA/Tunis

Au cours des seuls mois de novembre et décembre 2019, plus de 260 civils ont été tués dans la région de Beni (Nord-Kivu), dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), par des présumés rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF), rapporte l'ONU sur son site.

Ce bilan a été établi grâce à une évaluation indépendante menée par des experts à la demande des Nations Unies et présenté mardi devant kle conseil de sécurité de l'ONU, précise la même source.

L’évaluation demandée visait à établir les circonstances ayant conduit aux attaques, à évaluer la capacité de la Force de la MONUSCO à s'acquitter efficacement du mandat de la mission onusienne, à savoir assurer la protection des civils menacés de violence physique, neutraliser les groupes armés dans la région de Beni, et fournir un environnement sûr pour la riposte à Ebola, ajoute l'ONU.

Les victimes, principalement des femmes et des enfants, ont été tuées lors d'attaques brutales menées souvent de nuit, précise l’évaluation menée par cette équipe d’experts, qui comprenait des spécialistes politiques, militaires et logistiques, sous la direction du général brésilien Carlos Alberto Dos Santos Cruz, note encore l'ONU, rappelant que ce dernier était Commandant de la Force de la Mission des Nations Unies en RDC (MONUSCO) d’avril 2013 à décembre 2015.

Les attaques perpétrées contre des civils dans l’est de la RDC ont eu lieu dans le contexte d'une offensive majeure lancée par les forces armées congolaises (FARDC) contre les ADF le 30 octobre dernier, précise encore l'ONU.

L'évaluation indépendante a conclu que la protection des civils sur le territoire de Beni nécessite une réponse globale, impliquant toutes les composantes de la MONUSCO et de l'équipe-pays des Nations Unies en RDC, ainsi que des partenaires extérieurs.

L'équipe d’experts a recommandé, à cet effet, que la MONUSCO, le siège des Nations Unies et les pays contributeurs de troupes coordonnent leurs actions « pour améliorer l'état d'esprit, les capacités et la mobilité de la Brigade d'intervention de la Force de la MONUSCO » afin de mieux faire face à la menace non conventionnelle posée par les ADF, dans un environnement particulièrement difficile.

L'évaluation indépendante a, en outre, noté qu'une coopération renforcée entre la MONUSCO d’une part, et les forces armées (FARDC) et la police congolaises d’autre part, est essentielle pour capitaliser les gains réalisés par les FARDC lors de cette dernière offensive contre les ADF.

Présentant mardi au Conseil de sécurité les conclusions de l’évaluation, le général Santos Cruz a recommandé au-delà des opérations militaires, l'élaboration d'une stratégie globale et conjointe entre le gouvernement congolais et la MONUSCO, « y compris au niveau politique », pour lutter contre les ADF et lutter durablement contre l'insécurité dans la région de Beni.

Le Département des opérations de paix des Nations Unies va élaborer un plan d'action pour mettre en œuvre les principales recommandations de cette évaluation à travers des « mesures pratiques », a enfin indiqué le général Santos Cruz.

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