Nadia Chahed
29 Avril 2018•Mise à jour: 29 Avril 2018
AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa
Le Comité laïc de coordination (CLC) a appelé le gouvernement congolais à prendre les mesures qui s'imposent pour libérer les cinq militants d'un mouvement citoyen, détenus depuis fin décembre
Le CLC, collectif catholique à l'origine des trois dernières marches populaires contre le Régime se dit dans un communiqué publié samedi soir "extrêmement préoccupé par la détérioration de l'état de santé du militant pro-démocratie Carbone Beni, chargé des réseaux Filimbi ( "sifflet"en swahili), selon les informations livrées à la presse par ses camarades".
Evoquant "des raisons humanitaires", le CLC appelle le chef de l’Etat et le gouvernement à prendre les mesures appropriées en vue de libérer Carbone Beni et quatre autres militants de Filimbi, arrêtés les 23 et 30 décembre 2017 à Kinshasa avant la première marche anti-Kabila, organisée par ce Comité.
Les cinq activistes avaient été arrêtés alors qu’ils faisaient du porte-à-porte pour sensibiliser les habitants afin de participer massivement à la marche du 31 décembre 2017. Ils sont accusés "d’outrage au chef de l’État et incitation à la révolte".
Après la grande marche du 31 décembre, le CLC a organisé deux autres marches le 21 janvier et le 25 février, toutes interdites par les autorités et violemment dispersées par les forces de sécurité, avec un bilan d'au moins dix morts parmi les manifestants.
Le CLC, qui avait indiqué qu’il suspendait ses marches jusqu’à fin d’avril, a prévenu dans son communiqué publié samedi "qu’il fera une importante communication en temps opportun".
L'opposition avait tenu mardi dernier, son premier meeting autorisé par Kinshasa depuis septembre 2016.