Mohamed Hedi Abidellaoui
02 Juin 2017•Mise à jour: 05 Juin 2017
AA/Kinshasa/Pascal Mulegwa
Au moins 58 enfants ont été tués et 46 blessés dans les violences meurtrières qui secouent les provinces du Kasaï dans le centre de la République démocratique du Congo (RDC), a indiqué vendredi la Mission onusienne (Monusco).
« Cette année, au moins 58 enfants ont été tués et 46 blessés à cause du conflit dans la région du Kasaï », a déclaré Maman Sidikou, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, cité dans un communiqué de la Monusco.
Appelant les belligérants à mettre fin aux violences, Sidikou a dans le même communiqué exhorté les forces de sécurité congolaises à un usage « strictement nécessaire et proportionné de la force dans les affrontements opposant les milices aux forces armées" », dans la région du Kasaï.
« Les Nations Unies s’inquiètent de la continuation de la crise et des conséquences au niveau de la survie des populations […] le recrutement d’enfants et leur utilisation comme boucliers humains par les miliciens est une violation inacceptable des droits des enfants et doit immédiatement cesser », a rappelé Maman Sidikou.
Vendredi, 262 Organisations non gouvernementales congolaises (ONG) et 9 organisations internationales ont appelé le Conseil des droits de l’Homme des Nations-Unies à mettre en place une commission devant enquêter sur ces violences déclenchées après l’assassinat par la police la police, le 12 août dernier, d’un chef traditionnel influent dans la ville de Tshimbulu au Kasaï-Central.
Déclenchées dans la province du Kasaï-central où un centre de santé sur trois n’est plus fonctionnel selon les Nations-Unies, ces violences ont vite gagné les provinces du Kasaï-Oriental, Kasaï et Lomami, forçant 1.3 millions de personnes au déplacement.
Entre 500 et 1000 personnes ont été tuées dans les violences qui opposent les adeptes de ce défunt chef traditionnel aux forces de sécurité congolaises, selon l’ONU.