Afrique

RDC: 19 morts dans des affrontements entre forces de sécurité et sécessionnistes à Lubumbashi (Officiel)

Nadia Chahed   | 26.09.2020
RDC: 19 morts dans des affrontements entre forces de sécurité et sécessionnistes à Lubumbashi (Officiel) Photo d'archives

Kinshasa

AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa

Deux policiers ont été « décapités », un soldat et 16 assaillants sécessionnistes tués par balle lors des affrontements qui ont éclaté à l’aube entre forces de sécurité et miliciens après l’attaque de la ville de Lubumbashi, dans l’extrême sud-est de la République démocratique du Congo (RDC) par "près de 300" combattants sécessionnistes, ont annoncé samedi les autorités, faisant état d’un retour au calme.

L'assaut contre la ville a commencé vendredi vers 14h00 GMT par l’attaque contre la prison de Kassapa où des prisonniers ont profité pour brûler le bâtiment administratif pénitencier, une cellule et un bloc sans pour autant s’évader, a indiqué dans un compte-rendu officiel, le ministre du Haut-Katanga, Fulbert Kunda, affirmant qu’il y a eu des morts sans donner de bilan.

Vers 23h00 (21h00 GMT), les miliciens du Mouvement des Indépendantistes Révolutionnaires Africains (MIRA) ont investi la ville avec l’objectif de prendre le contrôle notamment de la prison de Kassapa, la radiotélévision publique, le gouvernorat, affirme-t-il, faisant état d'un bilan de 19 morts dont trois parmi les membres des forces de sécurité et 16 dans les rangs des assaillants.

Treize assaillants ont, en outre, été capturés, des armes, flèches et machettes récupérés, selon la même source.

Le Mouvement des Indépendantistes Révolutionnaires Africains milite pour la sécession de la riche province minière de l’ex-Katanga où notamment le cuivre et le cobalt sont exploitées par des multinationales et des compagnies étrangères.

En 2015, ces miliciens avaient hissé le drapeau de la « République du Katanga » à Lubumbashi avant de se retrancher dans une base de la mission de l’ONU en RDC (Monusco).

Leurs attaques sont récurrentes et souvent repoussées par les forces de sécurité gouvernementales. En Avril dernier, ils avaient attaqué la ville de Lubumbashi et deux autres villes.

Les assaillants étaient parvenus à exfiltrer leur leader, Gédéon Kyungu Mutanga, d’une résidence où il était assigné par les autorités depuis sa reddition en 2016.

Il s’était évadé de prison en 2011, deux ans après avoir été reconnu coupable de crimes contre l’humanité et condamné à mort.

Selon les Nations Unies et l’ONG américaine Human Rights Watch (HRW), Gédéon Kyungu, opérait dans le « Triangle de la mort » une zone redoutée entre 2002 et 2006.

Ses miliciens y avaient commis des crimes graves, tout en luttant contre les troupes gouvernementales. Des centaines de civils ont été tués et quelque 150 000 autres ont été contraints de fuir leurs habitations. Sa milice était réputée pour des tortures à mort à ses victimes sur la place publique avant de se livrer à des actes de cannibalisme.

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