Afrique

RCA : Première comparution de l’ancien commandant de la Séléka devant la CPI annoncée pour le 28 janvier

- Il a été remis par les autorités centrafricaines à la CPI le 25 janvier

Fatma Bendhaou   | 26.01.2021
RCA : Première comparution de l’ancien commandant de la Séléka devant la CPI annoncée pour le 28 janvier

Cameroon

AA/ Peter Kum

L'ancien commandant de la Séléka, le Général Mahamat Saïd Abdel Kani, suspecté de crimes de guerre et crimes contre l’humanité en République centrafricaine, fera sa première comparution le jeudi 28 janvier devant la Chambre préliminaire la Cour pénale internationale (CPI).

« La première comparution de Mahamat Said Abdel Kani aura lieu le jeudi 28 janvier 2021, à 10h00 (heure de La Haye) dans la salle d'audience I de la Cour pénale internationale devant le juge Rosario Salvatore Aitala, juge unique de la Chambre préliminaire II », a annoncé mardi, la CPI.

Au cours de cette audience qui pourrait être suivie en anglais, en français et en sango (langue locale centrafricaine, Ndlr) sur les différents comptes officiels de la CPI, la Chambre va vérifier l’identité du suspect Mahamat Saïd, s’assurer de la langue dans laquelle il pourra suivre les procédures et ensuite il sera informé « des charges portées à son encontre et de ses droits en vertu du Statut de Rome ».

Mahamat Said Abdel Kani, aussi connu comme « Mahamat Said Abdel Kain » et « Mahamat Saïd Abdelkani », a été arrêté le dimanche 24 janvier à Bria, dans la Haute-Kotto à l'est de la Centrafrique et remis à la CPI par les autorités centrafricaines en raison d'un mandat d'arrêt délivré sous scellés le 7 janvier 2019.

Le 25 janvier au soir, l’ancien commandant de la Séléka a rejoint à La Haye deux autres Centrafricains à savoir Alfred Yekatom et Patrice-Édouard Ngaïssona, eux aussi poursuivis pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis en 2013 en RCA. Leur procès doit s’ouvrir le 9 février prochain.

Selon un communiqué de la CPI, lundi, le Général Mahamat Said Abdel Kani, 50 ans, est soupçonné d'être responsable des violences présumées en RCA en 2013 telles que des « crimes contre l'humanité (emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique, torture, persécution, disparitions forcées et autres actes inhumains), et crimes de guerre (torture et traitements cruels) ».

Il est suspecté d'avoir commis ces crimes « conjointement avec d'autres et/ou par l'intermédiaire » qui auraient ordonné, sollicité ou encouragé la perpétration de ces crimes.

Saisie le 30 mai 2014 par les autorités centrafricaines, la CPI avait ouvert une enquête le 24 septembre de la même année sur les crimes présumés des Séléka et des anti-balaka au lendemain du coup d’Etat ayant renversé le président François Bozizé en 2013.
Les violences survenues durant cette période auraient entraîné la mort de 1 200 personnes et fait 3 000 blessés selon le rapport dressé le 12 février 2014 par la coordination humanitaire des Nations Unies (OCHA).

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