Afrique

Ministre burkinabée de l’Économie numérique, Sanon : "L'Afrique doit gérer son identité numérique"

- "Le système de nom de domaine est crucial et nous devons donc travailler à faciliter l'accès à Internet", a déclaré Hadja Ouatarra Sanon, lors du 9ème Forum africain sur le système des noms de domaine

Nur Asena Ertürk   | 27.07.2021
Ministre burkinabée de l’Économie numérique, Sanon : "L'Afrique doit gérer son identité numérique"

Ankara

AA / Ankara

"L'Afrique doit gérer son identité numérique", a déclaré la ministre burkinabée de l’Économie numérique, des Postes et de la Transformation Digitale, Hadja Ouatarra Sanon.

La ministre a prononcé un discours lors de l'inauguration du 9ème Forum africain sur le système des noms de domaine (DNS), organisé mardi en ligne.

"L'Afrique fait face à plusieurs défis en même temps et elle doit gérer son identité numérique et ne pas compromettre la souveraineté numérique de ses futurs internautes", a fait remarquer la ministre Sanon.

La ministre a affirmé que "l'Afrique est présente dans le train du changement numérique" grâce au travail remarquable de l'Association africaine de noms de domaine de premier niveau (AFTLD), la Société pour l'attribution des noms de domaine et des numéros sur Internet (ICANN) et l'Association des bureaux d'enregistrement accrédités par l'ICANN en Afrique (AfRegistrar).

"Le système de nom de domaine est crucial et nous devons donc travailler à faciliter l'accès à Internet", a-t-elle ajouté.

Saluant les efforts déployés par l'ICANN, Sanon a dit encourager l'AFTLD et l'AfRegistrar "à œuvrer sans relâche dans la conduite de leur action pour le renforcement des capacités de leurs membres, pour le développement de l'écosystème des noms de domaine en Afrique".

La ministre a précisé que son pays "contribue chaque année à la formation des formateurs sur la gouvernance de l'Internet, à la formation d'ingénieurs et des cadres africains afin de constituer progressivement une masse critique d'experts africains capables de porter le développement du numérique en Afrique".

Hadja Ouatarra Sanon a conclu en rassurant "l'ensemble de l'écosystème numérique mondial et particulièrement africain, de la disponibilité du Burkina Faso à soutenir toutes les initiatives dans l'objectif du développement de l'Internet en Afrique".

Pour sa part, le chef de l'AFTLD, Ali Hadji Mmadi a noté que le forum se tient en ligne à cause de la crise sanitaire de Covid-19.

Il a souligné, dans ce contexte, l'importance de l'accès à Internet, "l'outil de communication le plus puissant qui puisse maintenir l'équilibre économique, développer le renforcement des capacités et maintenir l'éducation des enfants".

Se félicitant de l'organisation de ce forum en partenariat avec l'ICANN, Ali Hadji Mmadi a rappelé que la première édition avait été organisée à Durban 2013.

Le président de l'AfRegistrar, Mouhamet Diop a invité les participants à se poser les bonnes questions pour l'intérêt du développement du secteur et l'intérêt des communautés africaines.

Enfin, Pierre Dandjinou, le vice-président de l'ICANN en charge de la relation avec les parties prenantes en Afrique, a mis l'accent sur l'importance de la sécurité de l'environnement numérique surtout dans le contexte actuel sanitaire.

Dandjinou a conclu que le continent africain a besoin de "renforcer ses capacités" dans ce domaine et que l'ICANN déploie des efforts pour assurer cela.

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