Afrique

Mali : les secteurs financier et pétrolier entament une grève de 72 heures

-Une grève reconductible et sans service minimum si les doléances ne sont pas satisfaites préviennent les syndicts.

Lassaad Ben Ahmed   | 23.11.2021
Mali : les secteurs financier et pétrolier entament une grève de 72 heures

Mali

AA / Bamako / Amarana Maiga

Treize banques sur les 14 que compte le Mali, des assurances, des microfinances, des établissements financiers, ainsi que le secteur pétrolier ont entamé, mardi, une nouvelle grève de 72 heures, à l'appel du Syndicat national des assurances, banques et établissements financiers du Mali (SYNABEF) et de la Fédération nationale du pétrole, commerces, assurances et banques (FENPECAB).

Selon les syndicalistes, cette nouvelle grève de 72 heures, entamée ce mardi sur l'ensemble du territoire national, sera reconductible jusqu'à l'entière satisfaction des points de revendication, a déclaré à l'Agence Anadolu Abdoulaye Keïta Trésorier général du SYNABEF.

« En effet, le mercredi 3 novembre courant, après 6 jours de grève bien suivie par les militants, le SYNABEF et la FENPECAB ont décidé de suspendre le mouvement de grève pour permettre aux clients d'accéder à leur argent, de soulager les populations maliennes et d'éviter à notre pays de connaître encore des situations plus difficiles », a expliqué Hamadoun Bah, secrétaire général du SYNABEF.

« Depuis ce jour, dans la dynamique de trouver un terrain d'entente avec l'Association Professionnelle des Banques et Établissements Financiers (APBEF) et le Comité des Compagnies d'Assurances (CCAM), les Syndicats ont entrepris plusieurs démarches auprès des plus hautes autorités du pays et des centrales syndicales » poursuit Hamadoun Bah, secrétaire général du SYNABEF.

« Ainsi, nous avons rencontré le ministre de l'Économie et des Finances, la ministre du Travail, de la Fonction publique et du dialogue social, le secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM) et le président du Conseil économique, social et culturel. Malgré tout, aucun accord n'a été trouvé sur les points de blocage », regrette la même source.

Les syndicats réclament, entre autres, la revalorisation de la grille du salaire de base de 15 % déjà provisionné, la régularisation de la situation des prestataires/intérimaires ou gestion déléguée, conformément au code du travail et l'application du décret de 1971 sur le fonds social.

« La partie syndicale a demandé à ce que le patronat des banques et des Assurances puisse accepter de donner les 15 % d'augmentation sur les salaires de base. Ils ne sont pas d'accord, ils sont à 5%. Le deuxième point concerne l'application des dispositions du code du travail concernant les travailleurs, prestataires ou gestion déléguée et le troisième concerne la gestion du fonds social », a souligné Abdoulaye Keïta, trésorier général du SYNABEF.

Pour rappel, les grévistes ont indiqué que le mouvement sera reconduit et sans service minimum si leurs doléances ne sont pas satisfaites durant ces 72 heures d'arrêt de travail en cours.

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