Afrique

Mali : le gouvernement portera plainte contre la Cédéao et l’Uemoa

- Choguel Kokalla Maiga accuse la France d'œuvrer à « la désintégration » de l'Etat malien.

Lassaad Ben Ahmed   | 16.01.2022
Mali : le gouvernement portera plainte contre la Cédéao et l’Uemoa

Mali

AA / Bamako / Amarana Maiga

Le Premier ministre de la Transition malienne, Choguel Kokalla Maiga a déclaré, samedi soir, dans une interview exclusive à la télévision nationale que le gouvernement portera plainte contre les sanctions économiques imposées par la Cédéao et l’Uemoa auprès des juridictions compétentes.

« Nous avons élaboré un Plan de riposte contre ce processus pour sauvegarder la souveraineté de l'Etat malien, son intégrité territoriale. Il y a des mesures à caractère juridique qui vont être prises. Nous avons porté plainte contre ces décisions devant les institutions habilitées sous-régionales, africaines et internationales » a déclaré Choguel Kokalla Maiga.

« La finalité des sanctions illégales et illégitimes de la Cédéao et de l’Uemoa est de déstabiliser l'Etat malien et d'achever un peuple déjà à terre. En comparant, ces sanctions aux textes fondamentaux de ces organisations, vous vous rendrez compte qu'il y a eu un abus de pouvoir. On a choisi, l'Etat d'extrême faiblesse du Mali dans lequel il s'est retrouvé à cause des considérations d'ordres géopolitiques » a souligné le Chef du gouvernement malien.

Maiga a indiqué qu'« aujourd'hui on est devenu la risée des pays de la sous-région et du monde. Certains pays se servent de la Cédéao, pour régler d'autres comptes avec le gouvernement malien d'aujourd'hui ».

L'Uemoa, s'est débarquée à Accra, en l'absence du Mali qui a été invité à 48 heures sans qu'on lui dise l'ordre du jour. On traite le Mali comme un moins que rien, comme si ce n'est pas un Etat. Nous ne pouvons pas acceptés cela. Il y'a des formes d'humiliations que le Mali ne peut pas accepter ».

Choguel Kokalla Maïga a, en outre, accusé la France d’œuvrer à « la désintégration » de l’État et réitère l’intention des autorités de transition de relire des accords de défense jugés « déséquilibrés ».

Il a rappelé sa phrase « choquante à l'ONU, abandon en plein vol » avant d'expliquer ce qui s'est passé.

« Qu'est-ce qui s'est passé ? Dans le Sahel il y a deux groupes terroristes JNIM et l'EIGS. Alors qu'on a un accord de défense, le Président français, parce qu'on a fait des nominations qui ne lui plaise pas au Mali, il dit qu'il arrête ses opérations militaires sans nous aviser », a-t-il indiqué avant de s'interroger sur l'accord de défense entre le Mali et la France.

« A quoi sert cet accord ?» s'interroge-t-il ajoutant que « nous cherchons les moyens de défendre notre peuple, nous voulons avoir notre autonomie de décision. Maintenant cette campagne contre nous, ce terrorisme diplomatique, médiatique, psychologique contre nous ça ne nous fera pas bouger d'un iota » a précisé la même source.

En outre, sur la présence de mercenaires russes du groupe Wagner dans le pays, le chef du gouvernance affirme à nouveau des « rumeurs, de guerre psychologique et d’intoxication pour perturber les autorités de la transition ».

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