Sandra Rabearisoa
08 Juin 2026•Mise à jour: 08 Juin 2026
Le Groupe de la Banque mondiale a approuvé un financement additionnel de 90 millions de dollars destiné à intensifier le programme phare de nutrition de Madagascar, selon un communiqué de l’ organisation ce 8 juin.
« Cet appui vient renforcer les efforts visant à réduire le retard de croissance chez les enfants et à améliorer la santé de millions d’enfants et de familles vulnérables à travers le pays », précise ledit communiqué.
Une partie de ce financement, soit 80 millions de dollars, provient de l’Association internationale de développement (IDA) tandis qu’une autre partie, un montant de 10 millions de dollars, est alloué par le Mécanisme de financement mondial pour les femmes, les enfants et les adolescents (GFF).
Ce financement supplémentaire s’aligne dans le cadre du Programme d’amélioration des résultats nutritionnels (PARN), une initiative sur dix ans lancée en 2017, avec pour objectif de réduire de 30 % le retard de croissance chez les enfants et à toucher 600 000 enfants d’ici 2028.
Ce programme porte sur un plus grande accès aux services essentiels de santé et de nutrition, couvrant la santé reproductive ainsi que la santé maternelle, néonatale, infantile et adolescente, au bénéfice de plus de 5 millions de personnes dans les régions les plus vulnérables de Madagascar.
Malgré des avancées significatives, certaines régions notamment dans les parties sud et du sud‑est enregistrent encore un retard de croissance dépassant encore 47 %, selon les chiffres de la Banque Mondiale.
Le retard de croissance, en particulier chez les enfants, peut être causé par différents facteurs tels que la défaillance voire l’absence de soins et prise en charge sanitaire adéquats, la malnutrition (alimentation inadaptée) ou encore la mauvaise qualité de l’eau et des infrastructures d’assainissement.
Depuis que Madagascar a rejoint le Mécanisme de financement mondial (FFF) en 2017, en tant que pays partenaire , « 35 millions de dollars de subventions ont permis de mobiliser près de 243 millions de dollars de financements du Groupe de la Banque mondiale », précise toujours cette institution.
Un appui financier conséquent qui s’est accompagné d’une assistance technique visant à améliorer le financement de la santé, la planification des ressources humaines, le suivi des services et l’accès aux produits de santé essentiels.