Afrique

Licences de pêche post-Brexit : La France lance un ultimatum au Royaume-Uni

- "Nous avons été très patients, trop patients", affirme le secrétaire d’État français aux Affaires européennes

Fatma Bendhaou   | 14.10.2021
Licences de pêche post-Brexit : La France lance un ultimatum au Royaume-Uni

Tunisia


AA/ Tunis

Le secrétaire d’État français aux Affaires européennes, Clément Beaune, a prévenu que la France prendra des mesures de "réplique", voire de "rétorsion", d’ici huit jours si le Royaume-Uni n’accorde pas davantage de licences aux pêcheurs français.

"D’ici à peu près huit jours, nous annoncerons des mesures de réponse, de réplique, de rétorsion le cas échéant, nationales ou européennes, si nous n’avons pas de signaux britanniques concrets sur la question des licences", a annoncé, mercredi, Clément Beaune au Sénat.

Et d’ajouter : "Nous avons été très patients, trop patients (...). Les Britanniques ne veulent pas donner un certain nombre de licences non pas parce qu’ils manquent d’informations mais parce qu’ils ont fait ce choix politique".

"Ce n’est pas un problème français (...). C’est un problème européen (…) Nous mobilisons nos partenaires européens", a encore affirmé Beaune, relayé par les médias français.

La France menace notamment de réduire ses livraisons d’électricité à Jersey et de prendre des mesures dans le secteur des services financiers ou de la recherche.

Onze pays, dont la France, avaient signé, lundi 11 octobre, une déclaration commune critiquant les décisions britanniques sur les licences de pêche post-Brexit. "La réponse apportée par le Royaume-Uni aux demandes de licence de pêche est incomplète et inappropriée", avait regretté le ministère français de la Mer dans un communiqué, à l'issue d'un conseil des ministres européens de l'Agriculture et de la Pêche à Luxembourg. Outre la France, l'Allemagne, la Belgique, Chypre, l'Espagne, la Grèce, l'Irlande, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal et la Suède ont signé cette déclaration, selon ce communiqué.

L’accord post-Brexit, conclu in extremis à la fin de l’année dernière entre Londres et Bruxelles, prévoit que les pêcheurs européens puissent continuer à travailler dans certaines eaux britanniques à condition d’obtenir une licence, accordée s’ils peuvent prouver qu’ils y pêchaient auparavant. Mais Français et Britanniques se disputent sur la nature et l’ampleur des justificatifs à fournir.

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