Meher Hajbı
05 Janvier 2020•Mise à jour: 06 Janvier 2020
AA - Libye - Walid Abdallah
Le gouvernement libyen d’entente a annoncé, dimanche, que le Conseil de sécurité des Nations Unies a accepté de tenir une session d'urgence à huis clos, lundi, pour discuter de la situation en Libye.
C’est ce qui ressort d'un communiqué rendu public par le ministère libyen des Affaires étrangères, dans lequel il a appelé à prendre fermement position contre l'agression contre la capitale, Tripoli.
En effet, une force aérienne étrangère en soutien aux forces du général à la retraite Khalifa Haftar a bombardé, samedi, l’Académie militaire de Tripoli tuant une trentaine d'étudiants.
Le communiqué a également fait savoir que le ministre libyen des Affaires étrangères Mohamed Siala a chargé la mission diplomatique libyenne à New York de demander une session d'urgence au Conseil de sécurité concernant les crimes de guerre commis par les milices de Haftar.
Dans ce contexte, Siala a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités et à traduire Haftar et ses alliés devant la Cour pénale internationale, pour crimes contre l'humanité.
“Avec cet acte lâche et brutal, il devient clair pour le monde entier que Haftar ne mène pas un combat contre le terrorisme, comme il le prétend, mais il le pratique en violation du droit international humanitaire” a-t-il affirmé.
La cadence des attaques, menées par les milices de Haftar contre des cibles civiles, a augmenté dernièrement, alors que les objectifs de son offensive, déclenchée le 4 avril 2019 pour prendre le contrôle de la capitale Tripoli, n'ont pu être réalisés.