Nadia Chahed
30 Mai 2018•Mise à jour: 31 Mai 2018
AA / Pascal Mulegwa
Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a exprimé, mardi soir, à Bamako, sa " grande admiration" pour le travail accompli par les Casques bleus au Mali.
Guterres s'exprimait dans un discours prononcé à l'occasion de la Journée internationale des casques bleus, célébrée le 29 mai de chaque année.
Arrivé mardi en fin d'après-midi à Bamako où il effectue une visite de deux jours (29-30 mai), Guterres a été accueilli à l'aéroport de la capitale malienne par le président Ibrahim Boubacar Keïta, le Premier ministre, Soumeylou Boubèye et d'autres responsables maliens.
Il s'est ensuite rendu au siège de la Mission onusienne au Mali (Minusma) où il a prononcé un discours d'hommage aux casques bleus déployés dans plusieurs pays du monde.
"J’ai une énorme admiration pour votre travail dans un contexte de plus en plus compliqué", a-t-il déclaré à l'adresse des casques bleus, et de poursuivre : "Je suis fier d'être votre collègue. Vous avez démontré être capables de tous les sacrifices, même, pour beaucoup de vos collègues, du sacrifice suprême de la vie, au service de la protection des civils maliens ".
Le chef de l'ONU a, en outre, souligné que sa visite au Mali était "une visite de solidarité".
"Je dirais même de double solidarité, premièrement de solidarité avec le peuple malien, qui correspond avec la visite que je fais au mois de Ramadan à un pays musulman; visite pendant laquelle je fais le jeûne pour exprimer mon hommage non seulement au peuple malien mais à la Oumma islamique partout dans le monde", a-t-il déclaré.
Guterres a ajouté que "cette visite de solidarité a un aspect tout particulier parce que c’est la Journée mondiale de maintien de la paix, la Journée mondiale des casques bleus".
Revenant sur la force G5 Sahel, mise en ouevre pour combattre le terrorisme dans cette région, Guterres a indiqué "nous travaillons pour garantir une effective solidarité internationale", à cette force.
Rendant hommage aux cinq pays du Sahel "qui ont su assumer eux-mêmes le leadership face aux défis énormes auxquels ils font face", il a souligné la nécessité pour la Communauté internationale de comprendre "qu’elle doit assurer aux pays du G5-Sahel un appui, mais un appui qui soit prévisible, un appui qui soit garanti, un appui qui puisse permettre la stabilité de la construction de la force du G5-Sahel et l’efficacité de son travail pour la protection de la paix dans cette région".
Notant qu'il "n’y a pas de paix sans développement, ni développement sans paix", Guterres a appelé "la Communauté internationale pour appuyer le Mali et les pays de la région dans le volet développement".
D'après le programme officiel publié par l'ONU, Guterres rencontrera mercredi, au deuxième et dernier jour de sa visite au Mali, le personnel onusien avant de se rendre dans certaines régions, pour rencontrer les autorités locales, le personnel de l’ONU sur place, ainsi que les représentants religieux et d'associations de jeunes et de femmes.
Déployée en 2013, la mission onusienne au Mali comptait, en mars dernier, 11 791 militaires, 1 737 policiers et 1 180 civils entre personnel national, international et volontaire
Elle est actuellement, selon l'ONU, la mission de maintien de la paix la plus dangereuse et meurtrière.
En 2017, 21 casques bleus et sept civils parmi le personnel onusien ont été tués au Mali, portant à plus de 160 le nombre de casques bleus tués depuis le déploiement de la Minusma.