Afrique

Guinée : les autorités interdisent les grandes manifestations politiques dans tout le pays

-Alors que le parti de Cellou Dalien Diallo, le principal adversaire d'Alpha Condé à la récente présidentielle appelait à manifester mercredi 25 novembre.

Nadia Chahed   | 24.11.2020
Guinée : les autorités interdisent les grandes manifestations politiques dans tout le pays

Tunis

AA/Tunis

Le gouvernement guinéen a annoncé l’interdiction des grandes manifestations politiques dans tout le pays jusqu’à nouvel ordre en invoquant les risques liés à la Covid-19, ont rapporté des médias africains et euroépens.

L’opposition a dénoncé, pour sa part, une instrumentalisation de la pandémie pour faire taire les adversaires du président Alpha Condé, précise le quotidien belge "La libre" dans son édition Afrique.

L’interdiction, présentée comme un « rappel » par le gouvernement, est énoncée alors que le parti de Cellou Dalien Diallo, le principal adversaire d'Alpha Condé à la récente présidentielle appelait à manifester mercredi 25 novembre, rapporte le média belge.

« Le gouvernement rappelle aux partis politiques et mouvements alliés de la mouvance présidentielle, ainsi qu’à toutes les entités politiques et sociales, la suspension pour raison sanitaire des manifestations de masse sur toute l’étendue du territoire national », a dit le porte-parole du gouvernement Aboubacar Sylla dimanche soir sur la télévision nationale, cité par le même média.

Le porte-parole du gouvernement a parlé d’une « mesure exceptionnelle justifiée par l’état d’urgence » instauré officiellement pour combattre la pandémie.

Cette mesure « provisoire » sera levée quand des « progrès significatifs » auront été constatés contre le coronavirus, a-t-il dit, précise le média belge.

L’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), parti du principal challenger de Condé à la présidentielle du 18 octobre, avait appelé à manifester mercredi contre ce qu’elle appelle un « hold-up » électoral et l’arrestation de plusieurs de ses leaders après l’élection.

La candidature d’Alpha Condé à un troisième mandat a donné lieu à des mois de manifestations durement réprimées et de violences qui ont fait des dizaines de morts civils depuis octobre 2019 et dans les jours suivant l’élection, rappelle encore La Libre

Condé, 82 ans, a été proclamé vainqueur par la Cour constitutionnelle. Cellou Dalein Diallo, chef de l’UFDG, assure que c’est lui qui a gagné et dénonce une fraude.

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