Nadia Chahed
18 Novembre 2020•Mise à jour: 19 Novembre 2020
AA/Abidjan/Fulbert Yao
Le gouvernement ivoirien a jugé mercredi "partisan" le rapport d'Amnesty International publié lundi et dénonçant la détention de l’opposant ivoirien Affi N’Guessan et d’autres opposants dans le cadre de la crise liée au scrutin présidentiel.
"Ce qui est à relever dans cette déclaration d'Amnesty international, c'est la singularité partisane de cette déclaration qui fait fi des efforts entrepris du gouvernement dans un contexte sociopolitique particulier qui prévaut en Côte d'Ivoire.", a déclaré le porte-parole du gouvernement Sidi Touré, à l’issue d’un Conseil des ministres.
Amnesty International a demandé dans un rapport publié lundi "aux autorités ivoiriennes d'enquêter sur ces violences sanglantes et de traduire en justice les responsables".
Elle a, en outre, exigé la libération immédiate de l'opposant Pascal Affi Nguessan.
Le ministre sidi Touré s'est, en outre, insurgé contre les " allégations non circonstanciées et souvent sans fondements" de l'ONG. Pour lui, cela " dénote du caractère orienté de ce communiqué"
"Nous avons constaté en l'occurrence certaines contrevérités dans le contenu du communiqué. Dans la liste de ces contrevérités, il faut relever que pour toutes les personnes mises en cause, leur arrestation n’est aucunement arbitraire."
Le leader de l’opposition Affi Nguessan, président du Front populaire ivoirien (FPI), avait été arrêté au début du mois courant, alors qu'il se rendait dans sa ville natale Bongouanou.
Il avait appelé avec l’ancien président Henri Konan Bédié à la désobéissance civile et au boycott de l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, ce qui a engendré des violences et 85 morts.